jamais dire jamais | tout un été d’écriture

« le roman que je n’ai jamais écrit », 10 à 15 titres ou résumés en 2 lignes de livres possibles (ou pas) sur la ville dont on parle.


  1. Un livre qui serait une suite de portraits parfaitement indépendants les uns des autres. Pour chaque portrait, un récit, une nouvelle. Dans une seconde partie, tous les personnages rencontrés se retrouvent dans un même long texte ; les fils disjoints se rejoignent.

  2. Un récit parfaitement linéaire d’un point de vue géographique ; une déambulation méthodique et un inventaire exhaustif de la ville, d’un point A à un point B. Cependant, les époques changent à mesure qu’on avance, sans aucune linéarité temporelle.

  3. Pour ce livre, dans une première partie, une série de textes, chacun sur un quartier de la ville. En quoi ce quartier diffère intrinsèquement des autres ; spécificités géographiques, historiques, architecturales. Dans une deuxième partie, une série de textes, autant qu’il y a de quartiers, chaque texte brossant le portrait d’un personnage. Au lecteur de rattacher une figure à un lieu de la ville.

  4. Un livre monde. Ce monde tiendrait tout entier dans une ville. Cette ville aurait une histoire qui remonte à la nuit des temps, qui se prolonge aussi loin qu’on peut l’imaginer. Le livre tenterait d’épuiser la ville, à force de détails. Chaque détail serait scrupuleusement exact. Pourtant, la ville serait le fruit de l’imagination de son auteur.

  5. Il y a une chanson de Bob Dylan, « Song to Woody », qui commence ainsi : « échoué à mille miles de chez moi/ Sur la route que d’autres ont prise avant moi/ Je vois ton univers de gens et de choses/ Tes paysans, tes princes et tes rois ». Le livre, ce serait ça.

  6. Guy Debord : « Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. » Ce pourrait aussi n’être que ça, ce livre.

  7. Raconter la ville comme s’il s’agissait de chansons qui, bout à bout, forment un album. Il n’y aurait pas de livre, il y aurait un disque.

  8. C’est le récit d’un voyage à travers les États-Unis, à différentes époques ; le récit d’un voyage intérieur.

  9. Un livre, dont le titre serait : LE FEU SOUS LES PAUPIÈRES

  10. UN CŒUR DE POUSSIÈRE ET DE CENDRES. C’est le titre du livre.

  11. No direction home, une expression empruntée à Dylan, peut se traduire de deux façons : sans foyer où revenir, et aussi sans indications de retour. À la fois sans domicile fixe, et perdu loin de chez soi. NO DIRECTION HOME est le titre de ce livre.

  12. Un livre constitué uniquement de brèves relevées dans des journaux et d’échanges relevés sur les réseaux sociaux : évènements, faits divers, dialogues, etc. s’agencent entre eux pour former un récit cohérent.


Tout un été d’écriture #38. Texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon sur le tiers-livre : « construire une ville avec des mots. » Tous les auteurs et leurs contributions à retrouver ici.
(et toujours les vidéos de François Bon sur ses chaines youtube et Vimeo).

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