
Une promesse qu’il avait sur son bras, inscrite dans sa peau : le feu d’une espérance.

L’armoire de mon père
Une nuit peuplée de fantômes
La pluie au réveil
La situation est dénuée d’artifices. La simplicité est la voie vers la richesse. L’expérience seule peut porter des fruits. (Yi-King)
Le cycle de la procrastination s’épuisera de lui-même, si je décide d’y mettre bon ordre. Hier, j’ai inscrit dans mon agenda des blocs de travail pour les six prochaines semaines, et regroupé dans un fichier mes notes accumulées depuis deux ans.
Comme l’écrit Craig Mod dans une de ses newsletters, « Je crois que j’ai enfin fait le tour de toutes les activités de procrastination possibles ; je n’ai donc plus d’autre choix que de me remettre à ce livre. C’est terrifiant. C’est toujours terrifiant. »
Terrifiant, oui. Mais dans la solitude des heures d’écriture, j’ai toujours un chat à mes côtés qui me rassure :

Pour célébrer comme il se doit Halloween, voici une petite sélection parfaitement subjective de moments terrifiants, ou simplement terriblement amusants… Installez-vous confortablement, éteignez les lumières et plongez avec moi dans ces quelques classiques !
À peu près inconnue en France, cette chanson interprétée par Bobby Pickett en 1962 parodie le « Mashed Potato » — un pas de danse extrêmement populaire auprès des jeunes au début des années 1960. C’est aujourd’hui un véritable classique d’Halloween aux États-Unis, et cette version recolorisée nous donne l’occasion idéale de la découvrir.
Mon premier film d’horreur ! Expérience traumatisante s’il en est… Mais bien plus qu’une simple histoire de zombies, ce film est aussi un brûlot contre la société de consommation qui nous transforme en morts-vivants, comme on peut le voir dans cet extrait.
Tout aussi mémorable pour le jeune ado que j’étais : ce court-métrage/clip de 14 minutes réalisé par John Landis, qui a définitivement lancé la légende de Jackson.
On sait que Stephen King a toujours détesté l’adaptation de son roman par Kubrick. Le film s’éloigne certes du roman, mais les scènes mémorables sont légion. L’une des plus terrifiantes pour moi est celle-ci, tout en tension psychologique !
Qui a dit que les monstres ne savaient pas faire la fête ? J’aime toujours autant cette séquence mythique du bar où les petits monstres déchaînés enchaînent bières, poker, breakdance et cigares dans un joyeux chaos totalement déjanté.
Le pivot parfait du film, qui bascule sans prévenir du thriller criminel au pur film d’horreur décadent. Inoubliable, ne serait-ce que pour la prestation hypnotique de Salma Hayek et la musique envoûtante du groupe Tito & Tarantula.
Difficile de faire un choix parmi tous les épisodes de Buffy the Vampire Slayer, mais l’épisode 10 de la saison 4, qui met en scène ces inquiétants « Gentlemen », est certainement l’un des plus marquants de la série.
Poussée dans le vide par Max Shreck, Selina Kyle est réanimée dans une ruelle sombre par des chats errants. De retour chez elle en état de choc, elle saccage son appartement, sort sa machine à coudre et fabrique son costume en vinyle. Une séquence dérangée et poétique réalisée par Tim Burton, et interprétée magistralement par Michelle Pfeiffer.
À 17 ans, je découvrais le Rocky Horror Picture Show, un film que j’ai vu plus d’une centaine de fois (si, si…). Dans cet extrait, l’acteur Tim Curry dans toute sa splendeur. L’occasion de lui rendre hommage, alors qu’il vient de nous quitter, sans doute pour rejoindre la planète Transilvania…
Impossible, enfin, de ne pas partager également un extrait de ce chef-d’œuvre intemporel de Tim Burton pour clore cette virée macabre en beauté.
Voilà, j’ai certainement oublié plein de choses qui me reviendront une fois cet article publié… N’hésitez pas à partager vos propres incontournables en commentaires.
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite une très belle fête d’Halloween ! 🦇
Du 3 mai au 20 septembre 2026, j’ai publié chaque dimanche, ici, sur mon blog, mon journal de la semaine écoulée. Je suis ensuite parti deux semaines en Asie centrale, et j’ai dû, à mon retour, gérer plusieurs choses qui m’ont empêché de revenir aussi régulièrement que je le souhaitais à mon journal.
Et puis, il y a autre chose. Je me suis rendu compte que les textes ainsi publiés durant ces cinq mois se répondaient ; quelque chose, là, s’écrivait, qui s’inscrivait dans un projet plus vaste sur lequel je travaille depuis deux ans, dont je ne savais pas encore par quel bout le prendre.
Je ne pouvais plus continuer de la même manière l’écriture du bruit des jours, alors que j’avais l’impression d’avoir clos quelque chose avec l’entrée du 20 septembre.
Je reprends aujourd’hui cette rubrique de mon blog, avec un ton peut-être différent, et une fréquence probablement plus aléatoire. Appelons cela la saison 2 !
Comme il y a des métaux rares nécessaires au bon fonctionnement de nos outils électroniques, nos idées originales sont une matière précieuse qui semble se raréfier, à mesure que nous recourons à l’I.A. pour créer.
Notre cerveau est un animal à fort potentiel, pourtant paresseux, et tout ce qu’il peut déléguer, il le fait. Ce faisant, il oublie que ce qui nous différencie de la machine (je ne parle pas de notre enveloppe charnelle, à l’obsolescence programmée), c’est notre capacité à penser par nous-mêmes, à partir de nos observations.
Méfions-nous : la machine, pour l’instant, ne fait que se nourrir de ce que nous avons jusqu’ici imaginé, inventé, créé.
Bientôt, elle pensera par elle-même, et nous ne la comprendrons plus.
Ce jour-là, parce que précédemment, nous lui aurons délégué notre travail de réflexion, nous nous réveillerons machines, au service d’une entité hybride, machine elle-même, pourtant capable de se reproduire seule ; constituée de puces électroniques, mais dont la puissance de calcul aura dépassé celle du cerveau humain. Et fonctionnant en réseau, n’ayant pas à s’embarrasser des contraintes d’une présence physique au monde, elle sera devenue ce que l’humanité cherche intuitivement, depuis la nuit des temps, à devenir sans jamais y parvenir tout à fait : une créature omnipotente, l’égal des dieux.
Fin 2024, je partais pour le Japon en ayant appris la veille du départ que j’avais un cancer, et plus rien ne fut pareil à mon retour. Presque deux ans jour pour jour après ce périple, alors que mon cancer est aujourd’hui en rémission, je me suis embarqué pour un nouveau voyage.
L’Asie, une nouvelle fois. Une nouvelle fois avec un ami photographe pour guide, et cette fois encore, un voyage avec la photographie comme fil conducteur.
Une étrange parenthèse se referme à présent, durant laquelle je me suis confronté à la mort et à moi-même et où j’ai appris à pleurer, non pas sur mon sort, mais pour les autres.
Je n’ai pleuré qu’une seule fois, et très peu, quelques jours après l’annonce d’un premier diagnostic qui me donnait… deux ans à vivre. Nous y voilà.
Il y a maintenant d’autres épreuves à affronter. Ce qui aurait dû être un retour à l’emploi est le début d’une période de chômage incertaine. De nouveaux examens médicaux m’attendent. Et il y a toujours la crainte de voir ressurgir le cancer, toujours tapi dans mes cellules. On ne guérit jamais vraiment d’un cancer, comme on ne survit jamais à la vie. Je sais cela, à présent, pour l’avoir éprouvé dans ma chair. Et c’est pourquoi je n’ai plus peur.
Ce n’est pas ce que vous regardez qui compte, c’est ce que vous voyez. — Henry David Thoreau
Nous ne voyons jamais tout du monde. Nous passons fréquemment à côté de l’essentiel. La beauté ne demande rien. Elle n’attend rien et a tout à nous donner. Et souvent, nous ne la voyons pas. Nous marchons toujours trop vite, l’esprit encombré de pensées inutiles. Pour qui sait s’arrêter, lorsqu’elle se révèle au regard, le choc peut être immédiat. Les plus petites choses sont souvent les plus riches, et s’accompagnent parfois d’une révélation.
On comprend mieux le monde en s’oubliant dans la contemplation d’une feuille morte balayée par le vent un soir d’automne, en se laissant bercer par les jeux de lumière que fait le soleil contre un mur, filtré à travers le feuillage d’un arbre un après-midi d’été, qu’en écoutant les commentateurs qui s’agitent chaque jour sur les plateaux télé.
Ainsi va le monde, que les hommes parcourent en tous sens, sans jamais le voir pour ce qu’il est vraiment.
Earth sifts over things. If you stay still, earth buries you, ready or not.1 — Annie Dillard
Il faudrait toujours être en mouvement, courir dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, non pas pour rattraper le temps, mais pour ralentir l’entropie. On pourrait croire le combat perdu d’avance. Je ne le crois pas. C’est une course de passage de relais, et chacun fait sa part à la mesure de ses moyens. Ce n’est pas la vie, c’est l’immobilité qui nous tue.