Artaud en juste 100 mots

Le cerveau cotonneux, impressions acides : engourdissement affectif par le sentimental exacerbé. Les os pourtant rompus à la douleur. Une brûlure à la place du cœur et le désarroi à la verticale du crâne écorché vif. Les tempes et la nuque en feu, même les mots fatiguent qui tombent en morceaux sur la page blanche tranchante. Le cheminement interne conduit au renoncement — il faut sans cesse recommencer, quand il n’y a plus de volonté, plus qu’un sentiment mouvant, fragile ; parler perpétuellement avec la mort de la rupture du temps pour, dans l’éblouissement des correspondances, comprendre que chaque chose a un sexe.


Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon sur le tiers-livre. Vidéo explicative ici, sur la chaîne youtube de François Bon.

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