David Mitchell — Utopia Avenue (L’Olivier)


Londres, 1967. Trois garçons, une fille, quatre musiciens d’horizons différents réunis par un manager qui ambitionne de faire d’eux un supergroupe. Si l’époque, le contexte nous sont familiers, l’auteur se joue des clichés du roman rock. Les archétypes sont là : conflits d’égos, drogues, groupies. On y croise Bowie, Lennon, Cohen. D’autres encore. On connait la chanson, croit-on, mais voilà : dans sa dernière partie le récit bascule dans le merveilleux, l’envers surréaliste de l’histoire, dont a peut-être négligé les indices.
Au lecteur de les retrouver, ainsi que les références aux précédents livres de Mitchell. À lui de décider si finalement c’est un étonnant roman d’apprentissage qu’il vient de lire, ou un conte fantastique. Dans tous les cas, ce récit de 750 pages le hantera longtemps.


(article paru dans le Midi Libre du dimanche 3 juillet 2022)

Utopia Avenue, de David Mitchell (éditions de L’Olivier) — 752 pages — 25€

Traduit de l’anglais par Nicolas Richard


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.