Endorphine

La salle de sport est fermée, et c’est là que je vais certains jours faire un peu d’exercices. Si j’y vais assez tôt le matin, je suis sûr de ne croiser personne. Non pas que je n’aime pas les gens, simplement j’aime ces moments privilégiés, de solitude, (presque) dans la nature.

Je peux me trouver mille bonnes excuses pour ne pas sortir (ce matin, par exemple, il pleuvait légèrement). Je sais que j’aurai tort de trop m’écouter. Petites foulées. Premiers mouvements. Le souffle se cale sur le rythme de l’effort. Le corps en mode automatique prend la main, les pensées de surface s’échappent. Les muscles travaillent et l’esprit se libère des limites. Sentiment de paix intérieure. Après, je suis fourbu sans doute, mais plus solide, en symbiose avec le monde qui m’entoure. Tout semble peut-être plus facile. Ça ne dure pas, le shoot d’endorphine : la substance morphinique endogène se dilue assez vite dans l’organisme, mais c’est suffisant pour continuer d’aller de l’avant.

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