Tant pis pour le sommeil

Les yeux clos les mots font sens
Tout devient clair
Si clair que je m’efface

Mes doigts appellent
Tant pis pour le sommeil
Je me lève et j’écris

Le son est faible
Une note dans le lointain
Mais c’est l’espoir que j’entends


Trois textes, extraits du livre L’été entre deux sommeils disponible ici.

Photo : Vintimille, Italie, avril 2017

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Aplats

à la lisières des mondes,
———- un monde mélancolique.

couleurs mouvantes,
———- surface sensible,
——————– bords indécis.


Photo : Près de Montpellier, avril 2017

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Le gardien du phare

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Je suis le gardien du phare, le voyageur immobile. J’ai dans mes veines un fluide toxique, une encre noire qui fait battre mon coeur.
Tu es la fille du large qui parle à mon oreille endormie. Ma tête est une coquille vide où se dispersent tes rêves. L’horizon trace une ligne inutile depuis longtemps franchie — j’ai mis mes pas dans tes pas d’infini.
Je m’accommode encore de tes allures singulières, pourtant, tes griffes sur mon visage sont moins réelles que la mort aveugle qui me grignote le cerveau.


Photo : Le Phare de la Méditerranée, Palavas-les-Flots, mars 2017

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