Demain…

Demain ce sera fini, j’écrirai des vers libres. (Mathieu Bénézet)

Demain je serai libre. Les yeux clairs tournés vers le ciel, libre comme l’air, comme la poésie, nu comme un vers, invertébré sans métrique, ver de terre, lombric, feu follet, esprit malin, âme en peine, feu de paille ou de Bengale, mais libre, libre, libre !

La tempête

Mise en son et en image d’un texte écrit il y a plusieurs semaines, qui semblait ne plus vouloir me lâcher.

Rencontre de hasard

Est-ce qu’il s’agit d’un rêve ?

Il n’y a pas d’étoile à suivre, ni même un signe, nécessairement insaisissable. Le monde est un mouvement vers l’ailleurs, une marche dans toutes les directions. Et tant pis pour la dérisoire poésie : au fou le prestige invisible des arbres sacrés.

Pour nous, le passé ne passe pas ; une vieille chimère, la nostalgie de ces lointains hivers, la lande recouverte d’ivoire où nous marchions ensemble, où nous marchons encore, inconsolés.


Photo : Paris, Musée du quai Branly, mars 2017

(photo coming soon)

Social network automatic poetry

I’m Ready Now
I saw it in the sky
Yours are the brightest eyes
I love all the details : it’s absolutely beautiful !
(photo coming soon)

Are you looking for a starter?
it’s another beautiful weekend
today is the day you will fall in love
I hope to see you
please stop by

Are you looking for a smooth closing?
Woke up at 5 AM this morning
I drove through the neighborhood,
and look what I found sitting on the front porch?
Oh Lord, let me be the one who helps you


poésie automatique à partir d’un réseau social

Recette :
1. balayer distraitement, sur le réseau social de votre choix, les pages de personnes inconnues
2. prélever ça et là des mots ou des expressions toutes faites
3. délayer grossièrement
4. saupoudrer le tout sur une page vierge de votre traitement de texte
5. c’est prêt !

Le temps s’est arrêté

Le temps s’est arrêté
Oh ! quoi, allez : quelques instants ?
J’en ai profité pour descendre
J’ai posé mes valises

Depuis, je le regarde passer


l’inaccessible

La terre tourne, tourne
et les nuages dansent
et moi je tangue dessous

survient l’improviste
un souffle
rien qu’un souffle

à peine l’esquisse d’une pensée
et je suis libre

sans titre (crâne)

pour Mingus et pour Basquiat

j’allais, la tête bien faite
tout bien rangé
chaque chose bien à sa place
j’ai fait un tête-à-queue
j’ai pris un vol-au-vent
je me suis renversé
les couleurs ont coulé
je n’étais plus le même
perdu dans l’espace
et le temps
le crâne écrasé libérant
des idées, des aplats
une poésie lyrique
sans queue
ni tête