J’écris du point de vue du rêve

 

J’écris sur l’amour du point de vue du rêve, de magnifiques petits mondes perdus dans un bain de vapeur, un oeil toujours sur la mélodie et l’autre tenant à distance une humeur maussade

ton corps cristallise des fragments de solitudes
tu sembles incroyablement calme, pourtant,
les nuits comme celle-ci
une promesse dans les moments d’incertitude

un torrent d’émotions nous embrase,
passions aux éclats mystérieux,
nous sommes tous un peu meurtris par la vie
mais le bruit à l’intérieur de nos têtes se noie dans la perte de soi

Demain…

Demain ce sera fini, j’écrirai des vers libres. (Mathieu Bénézet)

Demain je serai libre. Les yeux clairs tournés vers le ciel, libre comme l’air, comme la poésie, nu comme un vers, invertébré sans métrique, ver de terre, lombric, feu follet, esprit malin, âme en peine, feu de paille ou de Bengale, mais libre, libre, libre !

La tempête

Mise en son et en image d’un texte écrit il y a plusieurs semaines, qui semblait ne plus vouloir me lâcher.

Rencontre de hasard

Est-ce qu’il s’agit d’un rêve ?

Il n’y a pas d’étoile à suivre, ni même un signe, nécessairement insaisissable. Le monde est un mouvement vers l’ailleurs, une marche dans toutes les directions. Et tant pis pour la dérisoire poésie : au fou le prestige invisible des arbres sacrés.

Pour nous, le passé ne passe pas ; une vieille chimère, la nostalgie de ces lointains hivers, la lande recouverte d’ivoire où nous marchions ensemble, où nous marchons encore, inconsolés.


Photo : Paris, Musée du quai Branly, mars 2017