Catégorie : journal

  • Espace de travail

    Mon coin web

    Une photo par jour : #159
    J’aime beaucoup le blog de Marie, et les petits défis qu’elle nous lance chaque mois, qu’elle appelle des photo-thérapies. Ce mois-ci, le jeu consiste pour chacun des participants à illustrer son coin web, l’espace de travail à partir duquel on met à jour nos blogs respectifs.
    Voilà le mien, réduit à l’essentiel : le carnet Moleskine sur lequel je note mes idées (en ce moment, c’est celui acheté chez Strand à New York l’été dernier, et qui porte le logo de la librairie), mon stylo, le clavier de mon ordinateur, deux disques durs pour les sauvegardes. A gauche, un petit empilement de pierres zen, réalisée par ma fille pour la fête des pères il y a quelques années et, en arrière-plan, quelques uns de mes livres.
    Enfin, il y a posé sur mon bureau cette figurine d’un mangaka japonais dont je ne sais rien sinon qu’elle m’aide à me mettre en condition pour écrire (et c’est amusant, j’ai l’impression de me retrouver dans ce personnage tirant sur sa cigarette, quand moi-même je ne fume pas).

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  • Couleurs Plossu — Séquences photographiques 1956-2013

    plossu-pavillon-populaire-2013-1368803540-29458Bernard Plossu, nous dit wikipedia, est un photographe français né en 1945 à Đà Lạt, sud du Viêt Nam, dont l’essentiel de son travail est constitué de reportages de voyages.
    Une exposition est consacrée à ses photographies couleur au Pavillon Populaire à Montpellier, depuis le 28 juin dernier et jusqu’au 6 octobre prochain, et si vous êtes de passage dans le coin, je ne saurais trop vous inciter à aller la visiter. Il n’est rien de dire que Plossu est un photographe déroutant. Je connaissais son travail en noir et blanc, que j’aime beaucoup, mais je n’avais rien vu de ses tirages couleur. L’homme aime à brouiller les pistes, s’occupe peu de technique (du moins, en apparence) et de nombreux clichés ont été pris avec des appareils « jouets » Agfamatic, Instamatic, panoramique Prestinox. Les sujets sont pour la plupart des objets banals du quotidien (un verre, une clé, etc.), mais le regard du photographe leur apporte un éclairage souvent surprenant. Mais surtout, c’est son recours fréquent au tirage couleur mat au charbon Fresson qui m’a le plus impressionné.

    En voici le principe, tel que donné par wikipedia, :

    Il s’agit d’une application en couleur du tirage au charbon.
    Cette méthode, uniquement réalisée sur commande par l’atelier Fresson dans la région parisienne, commence par une décomposition des couleurs de l’image par tirage contact sur des plans films noir et blanc, avec un filtrage RVB qui permet la sélection successive de chacune des trois couleurs complémentaires, et accessoirement des noirs.
    Chaque plan film est ensuite tiré par agrandissement sur un papier cartoline préalablement émulsionné avec une couche de pigments sensibilisés, dans l’ordre suivant :
    pigments cyan pour le plan film sélectionné sous filtre rouge
    pigments jaune pour le plan film sélectionné sous filtre bleu
    pigments magenta pour le plan film sélectionné sous filtre vert
    pigments noir pour le plan film sélectionné sous filtre dense jaune-vert
    Entre chaque tirage, le papier est dépouillé puis séché, puis les pigments de la couleur suivante sont couchés et émulsionnés.
    À la fin de cette série de quatre tirages, on obtient une épreuve couleur quadrichrome CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir), les couleurs étant obtenues par synthèse soustractive des couleurs. Ce procédé est proche dans son approche des méthodes d’impression quadrichromes du monde de l’édition, ou de l’impression couleur en photographie numérique. La différence essentielle est qu’une succession de tirages remplace l’encrage.

    Avec Plossu, on n’est jamais très loin de l’abstraction, voire de l’art contemporain, et si certaines photos interrogent ou laissent perplexe, je suis ressorti du Pavillon populaire incroyablement galvanisé, et avec l’envie de sortir au plus vite mon appareil. Je me suis d’ailleurs amusé à un petit jeu de mise en abime au cours de l’exposition, qui m’a semblé tout à fait dans l’esprit du photographe. Ce sera ce soir mon projet 365.

  • On the road, again

    On the road, again

    Une photo par jour : #153
    Les billets sont pris, les réservations faites, la voiture louée, les amis prévenus, le trajet défini : le départ est pour bientôt (mais il faut quand même encore un peu de patience).

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  • Antoine Doinel, François Truffaut et moi

    J’adore cet extrait, qui résume tout Truffaut. Quelle leçon de cinéma ! Tout en finesse et en intelligence… Indémodable et inégalable, et j’aimerai que mon livre Votre profil plaît déjà beaucoup ressemble un peu à ça pour mes lecteurs : un film de la série Antoine Doinel, de François Truffaut…

    Comme je le disais il y a quelques semaines dans une interview publiée sur le site de mon éditeur, si j’ai choisi Montpellier, où se déroule l’action de mon roman, c’est d’abord pour rendre hommage au film de François Truffaut, L’homme qui aimait les femmes. Je cite d’ailleurs le film à un moment, mais il y a aussi dans le livre un autre clin d’œil à peine déguisé, que les spécialistes reconnaitront sans peine. Il y a également une référence au cycle Antoine Doinel, qui était une des mes sources d’inspirations quand j’ai écrit le livre.
    Il y a une fraicheur et un humour très particulier qui courent dans le cinéma de Truffaut dont j’ai essayé de m’approcher, à ma manière et en le transposant dans notre époque.

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