Catégorie : journal

  • Antoine Doinel, François Truffaut et moi

    J’adore cet extrait, qui résume tout Truffaut. Quelle leçon de cinéma ! Tout en finesse et en intelligence… Indémodable et inégalable, et j’aimerai que mon livre Votre profil plaît déjà beaucoup ressemble un peu à ça pour mes lecteurs : un film de la série Antoine Doinel, de François Truffaut…

    Comme je le disais il y a quelques semaines dans une interview publiée sur le site de mon éditeur, si j’ai choisi Montpellier, où se déroule l’action de mon roman, c’est d’abord pour rendre hommage au film de François Truffaut, L’homme qui aimait les femmes. Je cite d’ailleurs le film à un moment, mais il y a aussi dans le livre un autre clin d’œil à peine déguisé, que les spécialistes reconnaitront sans peine. Il y a également une référence au cycle Antoine Doinel, qui était une des mes sources d’inspirations quand j’ai écrit le livre.
    Il y a une fraicheur et un humour très particulier qui courent dans le cinéma de Truffaut dont j’ai essayé de m’approcher, à ma manière et en le transposant dans notre époque.

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    votre profilVotre profil plaît déjà beaucoup (éditions Numeriklivres) 3,49€

    Vous pouvez également retrouver toute l’actualité du livre sur la page Facebook dédiée.

  • THE GRANDMASTER, un film de Wong Kar Wai

    J’ai enfin vu hier soir — et en blu-ray —, le film de Wong Kar Wai, THE GRANDMASTER, avec Tony Leung et Ziyi Zhang, qui, comme le résume Wikipedia, est le « récit de la vie de Yip Man, maître légendaire de wing chun et futur mentor de Bruce Lee, dans la Chine des années 1930-1940, et jusqu’au début des années 1950, lorsqu’il commence à enseigner son art à Hong Kong ».

    J’aime beaucoup l’esthétique de ce réalisateur, et je crois qu’il a atteint ici un sommet inégalé. Les deux heures du film sont comme un vaste fresque en mouvement, et le travail sur la couleur est particulièrement remarquable. Alors oui, rien n’est naturel, mais c’est d’une beauté formelle à couper le souffle.
    Les combats sont remarquables, chorégraphiés au millimètre, mais ce sont les longues scènes intermédiaires qui forment de véritables tableaux vivants qui m’ont le plus impressionné. Chaque détail, chaque couleur semblent avoir été pensés, le moindre mouvement, les matières, le pli des vêtements, le grain des peaux sont comme des touches posés sur une toile par le pinceau d’un peintre passé maître dans son art. Il y a un jeu sur les textures de la pellicule, les ralentis parfois à peine perceptibles qui force l’admiration.

    Impossible ensuite de ne pas transposer ça à la photographie (on parle de toute façon de photographie en langage cinématographique), et si l’on considère souvent le noir et blanc comme son expression la plus noble, on comprend en regardant ce film combien la couleur, quand elle est maîtrisée, est tout aussi impressionnante.

  • Fortune cookie

    Only one chance

    Montpellier, septembre 2013
    On a une seule chance de faire une première bonne impression. Mince alors…

    Licence Creative Commons

  • Faire un geste pour Bill Mantlo

    Update ! Aujourd’hui (22 avril 2019), Michael, le frère de Bill, lance un nouvel appel. Si vous souhaitez le soutenir, c’est sur ce lien que vous devez cliquer.


    Bill Mantlo, ce nom ne dira sans doute rien à la grande majorité d’entre vous. À d’autres, qui ont grandi comme moi dans les années 80 en lisant les comics américains publiés en français dans Strange et quelques autres revues spécialisées, il rappellera d’innombrables récits mettant en scène Hulk, Spider-Man, Rom ou encore Cloak and Dagger.
    Cloak_and_Dagger_1_(1983)J’aimais particulièrement ces deux personnages apparus dans les pages de Peter Parker, the Spectacular Spider-Man en mars 1982, et qui leur temps eurent droit à leur petit quart d’heure de gloire.
    Bill était scénariste et a produit énormément de récits pour Marvel entre la fin des années 70 et le début des années 90. C’était un excellent raconteur d’histoires, et je me souviens combien, enfant, sa signature apposée sur un comics était pour moi un gage de plaisir de lecture.
    En 1992, Bill fut renversé par un automobiliste alors qu’il faisait du roller sans avoir mis de casque. Le chauffard a pris la fuite, et Bill a subi de profonds traumatismes qui l’ont laissé plus d’un an dans le coma. Aujourd’hui, il vit reclus dans un centre spécialisé, incapable de subvenir seul à ses besoins, mais heureusement entouré de sa famille.
    Mais les soins dont il a besoin coûtent cher, et son frère a mis en place une souscription pour lui venir en aide. Vous trouverez ici un article qui explique tout ça.

    Je me souviens avec beaucoup de nostalgie des scénarios de Bill Mantlo. Cet homme m’a apporté du rêve et de l’émerveillement. Aujourd’hui, en faisant pour lui un modeste don, j’essaie, dans la sombre nuit qu’il traverse, de lui apporter un peu de lumière.

    Alors oui, le nom de Bill Mantlo ne dira sans doute rien à la grande majorité d’entre vous. Aux d’autres, qui ont grandis comme moi dans les années 80 en lisant des comics, je vous invite à vous souvenir de ces heures de bonheur de lecture qu’il vous a offert, et d’envisager à votre tour de faire un don.

    Bill Mantlo guest star appearance Alpha Flight 66
    Image : Dans le n° 66 de la série Alpha Flight, Bill Mantlo s’était mis lui-même en scène.