… I am thinking of
a colour : orange.
(Frank O’Hara)


A man in a dark overcoat, wearing a hat, hands in pockets, walking slowly (often, but not always, away from the camera). The darkness of the coat and hat means that he is often no more than a silhouette. He turns up all the time in Kertész’s pictures. This is not to say that he only crops up in pictures by Kertész. He turns up in the work of many photographers (he is there for all to see) but he lingers in Kertész’s, by which I actually mean the reverse : Kertész’s camera lingers on him, dwells on him. (…) He looks, at times, as if he has been cut out of a picture from Hungary and pasted into New York, with its vast modern architecture of bridges ans warehouses. — Geoff Dyer — The ongoing moment*
L’homme qui toute sa vie a hanté les photos de Kertész a troqué ces jours-ci son pardessus et son chapeau sombres pour une veste et un hoodie. Je l’avais croisé précédemment à Paris et aussi à New York. À Londres, quand mon appareil photo s’est attardé sur lui, le hoodie était orange.
* Un homme en pardessus foncé, portant un chapeau, les mains dans les poches, marchant lentement (souvent, mais pas toujours, s’éloignant de l’appareil photo). Le manteau et le chapeau sombres font qu’il n’est souvent qu’une silhouette. Il réapparaît tout le temps dans les photos de Kertész. Cela ne veut pas dire qu’il n’apparaît que dans les photos de Kertész. Il apparaît dans le travail de nombreux photographes (il est là, à la vue de tous), mais il s’attarde dans celui de Kertész, c’est-à-dire en fait l’inverse : l’appareil photo de Kertész s’arrête sur lui, s’attarde sur lui. Sa silhouette (…) semble parfois avoir été découpée sur un cliché pris en Hongrie et collée sur une photo de New York, avec sa vaste architecture moderne de ponts et d’entrepôts. (Geoff Dyer — The ongoing moment)
Votre commentaire