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  • L’appel de Londres, disponible en avant-première pour les abonnés publie.net

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    Abonnés publie.net, Accédez en avant-première à L’appel de Londres. Accédez également aux ressources bonus autour du livre : lectures par Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, mise en musique par Lilac Flame Son, galerie photos, playlist et vidéos.

    Présentation du livre par l’éditeur :
    L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant.

    Le livre sortira le 29 mai en numérique, fin juin au format papier.

  • Lendemains de fête (publie.net)

    lendemains-03« Photographier en riant », c’est ainsi que Bernard Plossu défini sa pratique de la photographie avec des appareils-jouets, Agfamatic et autres Instamatic. Je ne sais pas si un iPhone peut être considéré comme un jouet — en tant qu’appareil photo, il a quelque chose du polaroid, et on parle maintenant de phonéographie pour en désigner la pratique —, c’est en tout cas un outil ludique, toujours disponible au fond de ma poche.

    Partant de la nouvelle de Richard Brautigan « Qu’est-ce que tu vas faire de 390 photos d’arbres de Noël ? », Gaétane Laurent-Darbon et Pierre Ménard, via publie.net, ont lancé un appel à photographier des sapins de Noël abandonnés dans la rue au lendemain des fêtes de fin d’année. C’est un soir, en janvier dernier, que j’ai pris la photo de « mon » sapin, et je n’avais pour le faire que mon téléphone portable sous la main. C’est une photo de rien, la photographie d’un instant « non décisif », pour citer encore Plossu, et je trouve amusant que cette photo soit ma première photo publiée.
    Il y a quelques jours est sorti Lendemains de fête, un ouvrage collectif reprenant un certain nombre de ces photos (dont la mienne), en regard de contributions de plusieurs auteurs (François Bon, Mathieu Brosseau, Mitch Cullin, Jean-Marc Flahaut, Arnaud Maïsetti, Pierre Ménard, Eric Pessan, Thomas B. Reverdy, Joachim Séné, Pascal Simon, Lucien Suel, et Thomas Vinau).

    Un tumblr reprenant toutes les photographies est accessible ici, le livre, disponible au format numérique, est téléchargeable et ne coûte que 3,99€.

  • Ici, nous sommes libres

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    Étrange semaine qui vient de passer. La gueule de bois prévisible des Européennes et de mauvaises nouvelles d’éditeurs qui plient boutique ou réduisent la voilure, la crise est là qui frappe à la porte.

    Quelle que soit l’énergie dépensée, la qualité du travail accompli, un livre n’est rien s’il ne trouve pas ses lecteurs. Roxane Lecomte, qui s’occupe du pôle numérique chez publie.net, écrit sur Facebook : « je ferais bien mieux de fabriquer des carnets blancs, ça me tarauderait pas de savoir si quelqu’un les ouvre et les lit. »

    Sur France Inter, lundi dernier à 9 h, il fallait entendre Ana Navarro Pedro, correspondante à Paris de l’hebdomadaire portugais Visao, parler des gens qui chez elle meurent de l’austérité. Trop de phrases convenues juste avant, sans doute, pour continuer à se taire.

    À Sète, au festival Images singulières, Carlos Spottorno, en retournant les clichés, s’attaque au cynisme de la presse financière anglo-saxonne qui sous l’acronyme The Pigs — les cochons — désigne le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne qu’elle juge responsable de la faillite de l’Europe.

    « L’imagination est une force intime et politique », écrit Martin Page dans son Manuel d’écriture et de survie. « Elle est le contraire du “There is no alternative” des libéraux de gauche et de droite. C’est la raison pour laquelle elle est critiquée et dépréciée. Il s’agit de nous asservir et de briser notre désir, de nous empêcher à la fois d’inventer de nouvelles modalités d’existence et de parler des tragédies qui s’annoncent. Nous sommes bien décidés à ne pas nous laisser faire. »
    Et vraiment, il faut lire Martin Page.

    À Sète encore, Johann Rousselot dénonce avec Phallocracia la violence faite aux femmes en Égypte aujourd’hui. Là-bas, comme ailleurs, mais plus fortement qu’ailleurs, la révolution n’est pas pour tout le monde.
    Voyant le plus jeune de mes fils arrêté devant le visage de cette jeune Égyptienne, je mesure combien ce monde-ci est plus dur, plus complexe, que celui dans lequel j’ai grandi.

    Dans mon pays déchiré, les roses sont fanées et les lendemains déchantent. Mais nous sommes vivants, et ici, nous sommes libres. Alors, essayons de ne rien abdiquer. Quoi qu’on nous dise, ce monde nous appartient. Et pour le temps qu’il nous reste à vivre, tâchons d’être nous même : soyons libres, et reprenons notre dû.

    Licence Creative Commons

  • publie.net, version 2

    badge-02-noirPublie.net, c’est une maison d’édition — au départ 100 % numérique —, fondée en 2008 par François Bon, avec une exigence rare. Au fils des années, la maison a évolué, les collections se sont diversifiées, et les éditions papier sont venues compléter l’offre, sans jamais rien perdre de la qualité affichée dès le début.
    Il y a quelques mois, François Bon a souhaité passer la main, et la nouvelle version du site a été lancée aujourd’hui par l’équipe désormais aux commandes. Pas de révolution, mais une évolution bienvenue, et des projets alléchants.
    Il y a deux ans, après quelques valses-hésitations et l’achat de deux ou trois titres à l’unité, je me suis abonné à publie.net, ce qui me donne un accès intégral à l’ensemble des 800 titres du catalogue, en téléchargement et en lecture en ligne. C’est un choix que je ne regrette pas, tant l’offre est déjà riche et diversifiée, et je vous invite, à l’occasion de cette nouvelle étape pour publie.net, d’aller y jeter un œil et de vous offrir quelques titres… avant peut-être de souscrire vous aussi un abonnement annuel !

    J’ai écris pour mon blog quelques articles sur certains de ces livres, en voici les liens :
    – FABIEN CLOUETTE – UNE ÉPIDÉMIE
    – IT’S ONLY ROCK ‘N’ ROLL (BUT I LIKE IT) – À PROPOS DE QUELQUES TITRES DE LA COLLECTION PUBLIE.ROCK
    – J’AI ÉTÉ ROBERT SMITH – DANIEL BOURRION

  • J’ai été Robert Smith – Daniel Bourrion (Publie.net)

    Pour nous qui avons grandi dans les années 80, Robert Smith est l’une des figures qui nous a guidé jusqu’au sortir de l’adolescence, le grand frère à qui l’on s’identifiait, émergeant de la sombre grisaille de la fin des seventies et du West Sussex de l’Angleterre. Sa musique était mélancolique, désespérée et triste comme nos adolescences, mais avait réchappé du nihilisme punk, suffisamment pour qu’en l’écoutant on se sente rebelle sans aller jusqu’à se mettre véritablement en danger.

    En écho à l’article d’hier sur publie.rock, voici une lecture d’un autre livre de la collection. 

    Lire la suite :  J’ai été Robert Smith – Daniel Bourrion (Publie.net) | Identification des schémas.