Embrasure (8) & quelques notes pour moi-même

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Une nouvelle photo pour la série des embrasures, en attendant de trouver le texte qui les accompagnera. Pour l’instant, je ne sais pas, je laisse faire : je laisse venir.
Pour l’instant, toute mon énergie semble être dirigée vers No direction home, qui depuis deux semaines semble avancer à grands pas. Le blog n’en rend pas forcément compte, je travaille par petites touches, par ajout, mais voilà, tout prend forme. Je ne savais pas où j’allais en lançant le projet, mais je savais qu’en le partageant sur le blog au fur et à mesure de son écriture, une ligne se dessinerait, et c’est ce qui arrive. C’est une immense joie, pourtant la route est encore longue.
À côté de ça, je reprends tous les mois une de mes nouvelles. Je l’ai fait d’un très vieux texte, sorte de récit noir dont j’espère vous reparler prochainement. Je l’ai fait aussi de la nouvelle qui donne son nom au blog, et d’une autre publiée aussi ici en son temps, que j’ai retravaillées ensemble pour n’en faire qu’une. Je suis assez fier du résultat, et si le texte est passé de 900 à 2000 mots (ce qui, en soi, n’est pas bien gros), je crois qu’il n’a rien perdu en intensité, bien au contraire. Je garde ça pour moi l’instant : je ne crois pas devoir tout publier en ligne, mais les deux textes d’origines sont toujours accessibles.
Enfin, j’ai sur le grill un autre texte qui plafonne à 8000 mots que je laisse reposer, mais qui reste présent dans un coin de ma tête, et que j’espère finir pour la fin de l’année. Et toujours aussi un projet d’écriture autour de la photographie, qui mêle théorie et fiction. Quelques notes et une ébauche, mais là aussi, ça travaille en eaux profondes.

Il y a peu, j’ai acheté le logiciel Ulysses, et c’est une transformation profonde dans mon travail, un outil d’écriture devenu en un clin d’œil indispensable. Si l’écriture vous occupe, je ne saurai trop vous le conseiller.

Je publie moins sur le blog ces derniers temps, mais c’est inversement proportionnel au temps passé à écrire. Et puis, il y a la photo, et c’est un peu différent : je me concentre sur une approche plus théorique, non pas technique, mais une réflexion en profondeur sur ce que la photographie vient bouger en moi. À ce titre, Sergio Larrain et Saul Leiter, aussi différents soient-ils, sont pour moi deux maîtres indépassables.

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Derrière la vitre, deux figures (Paris, juillet 2014)

concentration

antiquaire

Deux photos prises à Paris le même jour, à quelques mètres l’une de l’autre. L’arrière-salle d’un restaurant, l’arrière-boutique d’un antiquaire. Pour chacune d’elles, deux silhouettes derrière la vitre, de face, de dos ; de chair, de pierre : correspondances impromptues. Voilà presque une série.

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Embrasure (7)

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Et la porte se referme sur la série, pour le moment…

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Embrasure (6)

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Embrasure (5)

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Embrasure (4)

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Embrasure (3)

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Embrasure (2)

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Embrasure (1)

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Une embrasure est une ouverture faite sur toute l’épaisseur d’un mur. Dans l’architecture moderne, les embrasures sont prévues lors de la construction car elles sont destinées à recevoir une porte ou une fenêtre. Il ne s’agit pas d’ouvertures faites après la construction. (wikipedia)

Les portes et les fenêtres, de préférence en bois, de préférence anciennes et usées, sont parmi mes sujets photographiques de prédilection. Portant trace de clous rouillés et de couches successives de peintures, d’inscriptions ou de graffitis, elles sont le témoin du passage des hommes et du passage du temps. Une fascination éminemment personnelle donnant lieu à une série baptisée Embrasure, qui commencera de se décliner ici toute cette semaine.

Hasard objectif, pour dire comme André Breton, je suis tombé la semaine dernière sur un reportage de Walker Evans, publié en 1958 dans la revue Architectural Forum, intitulé « Color Accidents ». Les photos avaient été prises à New York et montraient des portes et des murs usés, recouverts d’inscriptions, de tags ou d’affiches arrachées.
Voici ce qu’Evans disait en introduction : « il y a une vraie stimulation pour l’œil, autre qu’harmonique, dans les rues de nos villes. Ce sont les motifs cacophoniques et nerveux créés par le temps, le climat, la négligence et la main sûre de jeunes délinquants. Les couleurs dures et les formes ironiques projetées sur beaucoup de vieilles portes ou murs décatis ont leurs façons bien à elles d’arrêter l’attention ».

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Le chat dans l’embrasure de la porte

le chat dans l'embrasure de la porte

Une photo par jour : #146
Troisième du thème point de fuite.

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