Étiquette : photographie

  • Le gardien du phare

    32848888510_92a53a6d79_z

    Je suis le gardien du phare, le voyageur immobile. J’ai dans mes veines un fluide toxique, une encre noire qui fait battre mon coeur.
    Tu es la fille du large qui parle à mon oreille endormie. Ma tête est une coquille vide où se dispersent tes rêves. L’horizon trace une ligne inutile depuis longtemps franchie — j’ai mis mes pas dans tes pas d’infini.
    Je m’accommode encore de tes allures singulières, pourtant, tes griffes sur mon visage sont moins réelles que la mort aveugle qui me grignote le cerveau.


    Photo : Le Phare de la Méditerranée, Palavas-les-Flots, mars 2017

    Licence Creative Commons

  • Un homme dans la ville

    31936179814_18bfbe1996_z


    Photo : Paris, juillet 2014

    Licence Creative Commons

  • Dreamin’ about California

    26399033666_ed44c123d5_z

    So if you’re dreamin’ about California,
    It don’t matter at all where you’ve played before
    California’s a brand-new game.

    Larry Gatlin & The Gatlin Brothers (All the gold in California)

    À San Francisco, comment ne pas aller ici ? Comment résister à l’envie de photographier, encore et encore, sous tous les angles possibles, ces structures métalliques « orange international », ces câbles enchevêtrés, Alcatraz et la Baie au loin ?
    On réalise très vite que tous nos clichés sont clichés, déjà pris mille fois par d’autres, vus et revus ailleurs.
    Puis on se dit que le pont peut ne pas être le sujet principal de la composition, et on se met à regarder autour ceux qui regardent le pont, ceux qui regardent ceux qui les photographient devant le pont. Et on regarde ceux qui habitent la Baie, et qui viennent là pour leur jogging dominical, sans plus même un regard pour le Golden Gate et ses touristes.


    Photo : San Francisco depuis le Golden Gate Bridge, octobre 2013.

    Licence Creative Commons

  • Chaud devant !

    29117408082_1ca08859b2_z

    Il joue, il s’amuse. Mais à quoi joue-t-il ? Il ne faut pas l’observer longtemps pour s’en rendre compte : il joue à être garçon de café. (Jean-Paul Sartre)


    Photo : Paris, août 2016

    Licence Creative Commons