Étiquette : photographie

  • Dreamin’ about California

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    So if you’re dreamin’ about California,
    It don’t matter at all where you’ve played before
    California’s a brand-new game.

    Larry Gatlin & The Gatlin Brothers (All the gold in California)

    À San Francisco, comment ne pas aller ici ? Comment résister à l’envie de photographier, encore et encore, sous tous les angles possibles, ces structures métalliques « orange international », ces câbles enchevêtrés, Alcatraz et la Baie au loin ?
    On réalise très vite que tous nos clichés sont clichés, déjà pris mille fois par d’autres, vus et revus ailleurs.
    Puis on se dit que le pont peut ne pas être le sujet principal de la composition, et on se met à regarder autour ceux qui regardent le pont, ceux qui regardent ceux qui les photographient devant le pont. Et on regarde ceux qui habitent la Baie, et qui viennent là pour leur jogging dominical, sans plus même un regard pour le Golden Gate et ses touristes.


    Photo : San Francisco depuis le Golden Gate Bridge, octobre 2013.

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  • Chaud devant !

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    Il joue, il s’amuse. Mais à quoi joue-t-il ? Il ne faut pas l’observer longtemps pour s’en rendre compte : il joue à être garçon de café. (Jean-Paul Sartre)


    Photo : Paris, août 2016

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  • Poésie ? Faites le 1.

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    Samedi 31 décembre, 18 h 45. En rentrant du travail, dans la voiture, j’écoutais On trace de Fred Griot & parl#. Il y avait, dans un sac posé sur le siège passager, la belle édition bilingue, achetée l’après-midi, de l’œuvre poétique complète de Richard Brautigan, au Castor Astral. Plus tôt dans la semaine, j’avais dégoté chez Emmaüs, pour 4 euros, 4 anthologies poétiques éditées par Seghers.
    Ainsi paré, j’enjambais les heures pour passer le temps, enfilant les vers blancs et les rimes riches, jusqu’aux premières heures de 2017.


    Dial-A-Poem : une oeuvre de John Giorno
    Photo : Exposition Beat Generation, centre Beaubourg, Paris, août 2016.

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  • Un nouvel objectif

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    Un nouvel objectif : publier moins, écrire plus. Écrire plus long, peut-être, et laisser les textes reposer. Deux mois, et à la relecture, les scories sautent aux yeux. Deux mois encore, et c’est une réécriture rageuse : ratures, déplacements, pages arrachées. Donner du temps au temps, quand on a l’impression soi-même d’en avoir si peu, n’est pas la moindre des gageures. Mais ce temps-là est précieux, on le découvre en avançant. Et puis, et puis, ne pas faire lire avant la complétion, même à celle qui est proche : conseil fort avisé glané chez Stephen King.

    Un nouvel objectif : se tenir éloigné du monde, pour se retrouver soi. Publier moins, aussi, sur les réseaux sociaux : sollicitations insensées, le pro se mêle trop au privé pour que ça ne nécessite pas de se protéger un peu.

    Un nouvel objectif : Un Carl Zeiss Planar T* 1.4 50 mm, acheté une poignée de figues dans un vide-grenier, le Carl Zeiss avec quelques autres optiques, montées sur un appareil Yashica FR, vendus en lot tout ça, qui appartenait au grand-père dit le vendeur, remisés dans un coin depuis quarante ans. Fixé sur mon SONY, c’est une merveille, parce que cela oblige à recourir aux réglages manuels, et c’est un jeu nouveau, la mise en pratique de théories patiemment apprises qui reviennent tout à coup.

    Un nouvel objectif, voilà : se faire plaisir. Écrire, photographier, avancer à tâtons, mais avancer pour soi.


    Photo : l’un de mes chats, victime plus ou moins consentante de mes nouvelles expériences photographiques

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  • La nuit mosaïque

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    Photo : un soir, devant le restaurant « la Boissonnerie » — 69, rue de Seine, Paris, septembre 2016.

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