Étiquette : photo de rue

  • Embrasure (8) & quelques notes pour moi-même

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    Une nouvelle photo pour la série des embrasures, en attendant de trouver le texte qui les accompagnera. Pour l’instant, je ne sais pas, je laisse faire : je laisse venir.
    Pour l’instant, toute mon énergie semble être dirigée vers No direction home, qui depuis deux semaines semble avancer à grands pas. Le blog n’en rend pas forcément compte, je travaille par petites touches, par ajout, mais voilà, tout prend forme. Je ne savais pas où j’allais en lançant le projet, mais je savais qu’en le partageant sur le blog au fur et à mesure de son écriture, une ligne se dessinerait, et c’est ce qui arrive. C’est une immense joie, pourtant la route est encore longue.
    À côté de ça, je reprends tous les mois une de mes nouvelles. Je l’ai fait d’un très vieux texte, sorte de récit noir dont j’espère vous reparler prochainement. Je l’ai fait aussi de la nouvelle qui donne son nom au blog, et d’une autre publiée aussi ici en son temps, que j’ai retravaillées ensemble pour n’en faire qu’une. Je suis assez fier du résultat, et si le texte est passé de 900 à 2000 mots (ce qui, en soi, n’est pas bien gros), je crois qu’il n’a rien perdu en intensité, bien au contraire. Je garde ça pour moi l’instant : je ne crois pas devoir tout publier en ligne, mais les deux textes d’origines sont toujours accessibles.
    Enfin, j’ai sur le grill un autre texte qui plafonne à 8000 mots que je laisse reposer, mais qui reste présent dans un coin de ma tête, et que j’espère finir pour la fin de l’année. Et toujours aussi un projet d’écriture autour de la photographie, qui mêle théorie et fiction. Quelques notes et une ébauche, mais là aussi, ça travaille en eaux profondes.

    Il y a peu, j’ai acheté le logiciel Ulysses, et c’est une transformation profonde dans mon travail, un outil d’écriture devenu en un clin d’œil indispensable. Si l’écriture vous occupe, je ne saurai trop vous le conseiller.

    Je publie moins sur le blog ces derniers temps, mais c’est inversement proportionnel au temps passé à écrire. Et puis, il y a la photo, et c’est un peu différent : je me concentre sur une approche plus théorique, non pas technique, mais une réflexion en profondeur sur ce que la photographie vient bouger en moi. À ce titre, Sergio Larrain et Saul Leiter, aussi différents soient-ils, sont pour moi deux maîtres indépassables.

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  • Chambre 342

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    Séville, juin 2014
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  • Cinq mots écrits par d’autres

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    Cinq mots écrits par d’autres. Cinq mots, pas les miens. Commencer par ça, peut-être.
    La proposition est en ligne. Cinq mots, et quoi après ?

    La proposition est lue. Lue une première fois, très vite, une seconde fois aussitôt après — une deuxième lecture qui s’arrête sur les mots, les pèse, évalue.
    Ensuite, c’est le temps long de l’incubation. L’écriture est un virus, disait William Burroughs, ou quelque chose comme ça. Il faudrait retrouver la citation exacte. Taper la requête dans le moteur de recherche, attendre que s’ouvre la page. Tâcher de se souvenir de faire ça, plus tard.

    Au bout de quelques jours, relire la proposition. S’asseoir devant l’ordinateur. Relire, tordre les mots, chercher un sens au-delà du sens. Se laisser porter par la proposition, y trouver une poésie qui n’appartient qu’à soi, se laisser bercer par elle. Ouvrir le logiciel de traitement de texte, laisser courir les doigts sur le clavier. L’écriture est un virus qui fait s’agiter convulsivement les doigts tandis que la pensée vagabonde, bercée par le bruit des touches qui fait comme une pluie fine dans le petit matin.

    La pensée est distraite par une douleur au bas du dos qui se réveille. Douleur légère, à peine perceptible, mais qui bientôt occupe tout l’espace mental. Douleur parasite. Écriture virus. Réaction du corps, bêtabloquants : l’écriture se fait avec le cœur. Effets secondaires des bêtabloquants : cauchemars, insomnie, fatigue (Wikipédia). Des mots en bleu sur la page de l’encyclopédie en ligne, liens hypertextes ; il faudrait ne pas se laisser distraire, revenir à son travail. Trop tard, le doigt glisse déjà sur la souris, la page demandée s’affiche aussitôt, que l’on recopie pour partie (texte copié-collé/lu-relu) : « Un cauchemar est une manifestation onirique, durant le sommeil paradoxal, pouvant causer une forte réponse émotionnelle négative de l’esprit, plus communément de la peur ou de l’horreur, mais également du désespoir, de l’anxiété et une grande tristesse. Ce type de rêve peut impliquer une ou plusieurs situations de danger, de mal-être et de terreur psychologique ou physique. Les individus se réveillent souvent dans un état de détresse et certains même ont du mal à retrouver le sommeil durant une période ».
    Matière à écrire. Idée séduisante, encore faudrait-il faire des cauchemars. L’écriture est un rêve. Au-delà du rêve : un état modifié de conscience.

    Les cloches de l’église sonnent sept heures. Fin de la séance d’hypnose. La lumière perce à travers les volets. Un chien aboie. Une voiture passe. Une autre encore. Se lever, déjeuner ; se doucher et s’habiller. Ouvrir la porte d’entrée, laisser entrer la lumière du jour, sortir dans la rue. Marcher jusqu’à la voiture, s’asseoir, mettre le contact et rouler, rouler, rouler…


    Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon, un été 2014.
    Photo : Cycle et recycle — Sète, mai 2014

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  • L’homme au panama

    L'homme au chapeau

    le vieil homme au panama
    regarde devant lui
    non le chemin parcouru

    Séville, juin 2014

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