Étiquette : Paris

  • Chaud devant !

    Il joue, il s’amuse. Mais à quoi joue-t-il ? Il ne faut pas l’observer longtemps pour s’en rendre compte : il joue à être garçon de café. (Jean-Paul Sartre) Photo : Paris, août 2016

  • Saint-André-de-l’Europe — du lieu, 4 | Bergounioux lieu public

    Passé le porche, on longeait à toute vitesse la nef par le bas-côté. Quelques fidèles, deux ou trois, quelle que soit l’heure et le jour, assis face à la croix s’indisposaient parfois des rires étouffés ou des éclats de voix, des pas précipités qui résonnaient, sourds, dans l’édifice ; parfois, un sacristain levait un sourcil vaguement […]

  • La rue de Saint-Pétersbourg — du lieu, 3 | à chacun sa rue Vilin

    La rue de Saint-Pétersbourg commence place de Clichy. Florence, Turin, Bucarest, Moscou, on voyage aussi à travers les rues adjacentes. Un peu de la Mitteleuropa, un peu de l’Orient-Express. 490 mètres plus bas, le périple se termine place de l’Europe. Le restaurant Hippopotamus qui, tout en haut sur le trottoir de droite, fait l’angle du […]

  • L’amour est mort

    Il y avait fort longtemps que je désirais vous écrire, comme on croit pouvoir rattraper les années : mon âme voulait une dernière fois se tenir entre vos bras nus. Mon corps protestait ; mes genoux fatigués peinaient à me porter plus loin ; mes yeux d’avenirs mangés par les bourrèlements ne voyaient plus dans le vent que […]

  • La nuit mosaïque

    Photo : un soir, devant le restaurant « la Boissonnerie » — 69, rue de Seine, Paris, septembre 2016.

  • Arrière-boutique

    Photo : un soir à Paris, septembre 2016.

  • Intérieur / extérieur

    La nuit, la rue s’invite avec ses fantômes dans la librairie. Photo : La vitrine de la librairie Taschen, rue de Buci, à Paris, un soir de septembre 2016.

  • Une femme / des femmes

    Photo : un soir, devant la vitrine de la Librairie des femmes — Antoinette Fouque — 35, rue Jacob, Paris, septembre 2016.

  • Not the restroom

    Not the restroom : pas les toilettes Photo : Paris – août 2016.

  • Edie Sedgwick n’est jamais venue à Paris

    Edith Minturn Sedgwick n’est jamais venue à Paris. Elle est née à Santa Barbara, Californie, le 20 avril 1943. À New York, Edith rencontre Andy et elle devient Edie. Edie : la reine de la Factory. Edie est belle, mais elle, elle ne trouve pas. Quand elle joue, on dit qu’elle est la nouvelle Marilyn. Edith, […]

  • Derrière la porte

    La porte est entre’ouverte, qui donne sur ma chambre d’enfant : le lit à étage (je dors en bas et ma sœur au-dessus) est posé contre le mur tout de suite à droite en entrant ; ma mère m’appelle, me demande si j’ai vu mon frère ; je ne réponds pas ; il est là pourtant, comme endormi, couché […]

  • Le salut pour muraille et rempart

      Pour donner un sens à tout ça il faut affronter les ténèbres, se coltiner les marges et les limites, se jeter nu dans le chaudron brûlant, le brasier des origines, se mêler au désordre et revenir guéris. Il faut sans cesse rêver les ombres et creuser le chaos. Comme tout doit finir, faisons tomber […]

  • Le doux pressentiment

    À chacun de mes pas, j’avais le doux pressentiment d’être un fou dans la nuit. Je voulais être moi, j’accélérais les sensations : je m’endormais à l’expérience. Depuis je veille sur une mythologie intime dont le monde ne sait rien. Je contemple mes erreurs. Je vais par les jardins, l’imagination fonde mes jours. Des intuitions oubliées […]

  • La détresse insolite

    La détresse insolite, l’insomnie au compte-gouttes c’est l’éternité dépassée, c’est un fil directeur qui ne se voit pas. Ici, sur cette terre, je n’ai que faire du bonheur, hormis cette vive bouffée de l’intoxication. Je sais que je suis foutu, mais je vais vivre mille ans à l’heure émeraude oubliant la souffrance dans la beauté […]

  • Le corps maigre ruine d’étoffe

    Paris en 1984 nous nous trainions par terre sans trop savoir pourquoi, la peau pâle, le corps maigre ruine d’étoffe, ignorant que nous étions vivants quand nos princesses mouraient l’une après l’autre. L’habitude ténue des jours laids portait la découverte sans importance, nous n’aimions plus que l’apport singulier des calmants vagues dans nos veines coincées […]

  • Deux librairies, deux ambiances : Paris, juillet 2014

    Toujours, dans une ville, je visite les librairies. Ce que j’aime, c’est ça : le contraste, les ambiances, le voyage intérieur qui se dessine dès la porte franchie. Si la librairie est un bateau, alors le Taschen store, c’est un yacht Riva ancré dans le port de Saint-Tropez, cuivres lustrés et sièges en cuir. The Abbey […]