Étiquette : fantastique

  • par le trou de serrure

    (12) Se réveiller et se rendre compte qu’on ne se réveille pas. Ouvrir les yeux et c’est toujours le noir. (15) Quelque chose ne veut pas s’allumer. (30) Dans le miroir, le visage est ridé, vieilli, les yeux fous sont ceux d’un inconnu. (43) Dans le noir, les marches qui descendent à la cave luisent […]

  • juste avant, tout juste

    Enfant je descends, à 15 ans, à 30 ans je descends encore les trois mêmes marches qui mènent à la cave. Dans le noir je descends l’escalier, les trois marches, les morceaux de verre sur le sol de terre battue craquent sous mes semelles, mes yeux s’habituent à la pénombre, le mur de pierre, humide […]

  • pour un dictionnaire

    Étau : n. m. (m. orig. que estoc). Instrument pour serrer les objets que l’on veut limer, buriner, etc. (Larousse universel en 2 volumes – 1922) Je me souviens des longs mois d’été de l’enfance, la chaleur et le bourdonnement des mouches dans la pénombre du garage transformé en atelier. Un bric-à-brac improbable envahissait tout, […]

  • compter jusqu’à cinq (rêves)

    « L’univers est dans la nuit ! » Gérard de Nerval Au début de l’année 1991, j’entrepris de noter mes rêves, et ainsi je notais, 1, le 29 janvier, avoir rêvé que K. est enceinte : nous vivons dans une grande pièce blanche, totalement vide sauf pour le lit et une bibliothèque où je cherche désespérément un exemplaire […]

  • aller perdu dans la ville

    marche dans la rue à la nuit tombée, les étals des marchands ambulants, viandes et poissons enveloppés dans du film plastique, les seaux posés à terre remplis d’eau saumâtre, le scooter jamais loin du charriot, les néons, les lumières des vitrines jours et nuits allumées, la musique des transistors, le chant entêtant des grillons, les […]

  • La maison vide

    « J’ai toujours aimé, depuis mon enfance, sentir autour de moi une maison s’enfoncer toute close dans le crépuscule — toujours goûté le sentiment trouble des eaux basses, la petite mort qui rôde un moment dans les pièces vides avant qu’on allume les lampes. » Julien Gracq — Le Roi Caphetua C’était un escalier tournant, assez large ; […]

  • Les peurs

    Le réveil sonne, à peine une vibration, mais c’est comme un déchirement qui nous vrille le cerveau et nous jette hors du lit, on se lève machinalement, pas encore revenu des angoisses de la nuit ; on se cogne aux murs, la poignée de la porte de la chambre, on ne la trouve pas tout de […]