arriver | tout un été d’écriture

L’aérogare, portes automatiques, voies circulaires, escaliers, escalators, lobby, baies vitrées, plantes vertes. Derrière les vitres le tarmac, le ballet des avions. Les douanes. Zip-zap des fermetures éclair. Passeport biométrique. Couloirs sans fin. Tapis roulants. Chariots à bagages. Personnel de maintenance. Hôtesses. Micro. Cabine crew. Boutiques duty-free. Salles de prières. Salon. Salles d’attente. Ici, le lieu avant le lieu. Le lieu de tous les possibles. Le lieu où le temps s’étire à l’infini, au gré des impatiences et des jetlags. La vie en time-lapse. La vie en stop-motion. Fast forward. Stop. Play. Rewind. Play again. Joue encore… Et encore. Un dollar en poche et le cœur gros. Étranger en transit. Embarquement. Le hublot plutôt que le couloir. Toujours les papillons au ventre au moment du décollage. Frisson intérieur. Petit plaisir secret. Du ciel à perte de vue. Du bleu traversé de nuages. Jet-stream. Légère turbulence. Les plaines du Midwest parfaitement dessinées 6000 mètres plus bas lorsque l’avion commence sa descente. À perte de vue, des champs impeccablement tracés. Figures géométriques. Vert clair, foncé, brun, jaune. Figures rondes ou carrées. Des rectangles. « Prepare for landing ». Trains sortis. Touchdown. Spoilers. Inversion de poussée. L’avion avale la piste. Se stabilise. Parking. Passerelle. Couloirs. Dehors, l’odeur des pins.


Tout un été d’écriture #27. Texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon sur le tiers-livre : « construire une ville avec des mots. » Tous les auteurs et leurs contributions à retrouver ici.
(et toujours les vidéos de François Bon sur ses chaines youtube et Vimeo).

Les pas perdus

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Photo : Gare TGV, Roissy Charles de Gaulle, mars 2015

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Ambient 1

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En ce moment, je photographie en noir et blanc. Parfois aussi en couleur. La photo, comme une obsession. En ce moment, Garry Winogrand pour l’imaginaire visuel, et Hervé Guibert pour la mise en perspective littéraire. Fascinant, Winogrand. Jusqu’au vertige.
Brian Eno et ses musiques pour aéroports — Ambient 1 — en bande sonore, doublement idéales dans le cas présent.

Et aussi, petite curiosité, cette émission d’Apostrophes de 1979 sur la photographie, avec Susan Sontag et Claude Nori, Marc Riboud, Robert Doisneau, Helmut Newton et Hans Silvester. Enfin, ne loupez pas le doc passionnant et édifiant de Jérôme Clément-Wilz sur les débuts du photographe Corentin Fohlen diffusé par France 4, à voir en replay.


photo : Roissy-Charles-de-Gaulle, mars 2015.


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The Monochrome Set

Sur le quai

Gare TGV

En ce moment, je photographie en noir et blanc. C’est-à-dire que lorsque je fais mes photos, je les visualise mentalement ainsi. De même, j’ai réglé l’écran de mon Sony pour un affichage monochrome, et j’ai paramétré Lightroom pour appliquer une conversion en N & B à l’importation.
Le noir et blanc n’est pas une possibilité, envisagée après coup, c’est un choix délibéré, fait en amont. Et ça change, je crois, ma façon de photographier.

Ces derniers temps, aussi, je ne photographie plus qu’en mode Manuel (j’ai aussi désactivé l’autofocus), non pas parce que j’estime tout à coup que c’est la seule façon qui vaille, mais parce que c’est la plus formatrice. Mais je vais vous confier un secret : c’est d’une facilité enfantine. Mais c’est peut-être aussi parce que pour mon projet de livre sur la photo, je potasse pas mal de vieux manuels d’appareils argentiques et qu’on y trouve des explications d’une simplicité confondante, dont feraient bien de s’inspirer tous ceux qui rédigent les manuels d’aujourd’hui.

Depuis quelques années déjà, je suis le blog David Bosman, avec qui je partage certains centres d’intérêt. J’aime surtout sa façon de voir et de dire les choses, sans prétention aucune, avec sincérité et souvent avec une petite touche d’humour bienvenue. Ces temps-ci, David a pas mal réfléchi à sa pratique de la photographie de rue, et ce qu’il dit ici, ou l’exemple de Thomas Leuthard qu’il donne , m’ont beaucoup fait réfléchir à mon tour.
C’est après l’avoir lu que j’ai fait ces photos, au plus près de mon sujet, naturellement et sans hésitation, et bien sûr, comme j’étais parfaitement à l’aise, personne ne m’a prêté attention.


photo : Roissy-Charles-de-Gaulle, mars 2015.


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L’attente

l'attente

L’affaire n’est pas encore tout à fait officielle, mais bon, à vous, je peux le dire : le texte sur Londres que j’ai écrit en fin d’année dernière va être publié en 2015, et il sera disponible en version numérique et papier. Je préfère ne pas donner encore le nom de l’éditeur, mais c’est pour moi une grande joie, et une grande fierté, de rejoindre son catalogue.
Pour l’heure, commencent les relectures. Et commence l’attente.


photo : Roissy-Charles-de-Gaulle, mars 2015.


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Roissy-Charles-de-Gaulle

perspective


photo : Roissy-Charles-de-Gaulle, mars 2015.


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