Catégorie : cut-up

  • Voici la nuit

    wordlenov

    Les yeux sans amour rêvent de chimères quand arrivent les corps sombres
    La nuit après les hommes fait l’espoir impropre
    Il n’y a plus de matins sur la ville
    Le noir porte seul le souvenir de la carte fantôme


    Image : nuage des mots les plus utilisés ici ces derniers jours, réalisé avec l’outil wordle– Texte : improvisation à la lecture de ces mots

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  • La route de nuit


    Demande à ceux qui ont enfoui leurs réticences sous le trottoir : nos rêves nous conduisent en enfer, nous glorifions la nuit tant on a mal au jour. Les cauchemars s’adressent à l’âme de ceux qui inventent la route, seuls, submergés de désirs déglingués qu’on retrouve au matin, hésitants.
    L’humanité se perd, moi je chante le changement allongé dans ma nuit mentale, nos bouches enlacées de tendresse dans la solitude de nos yeux perdus dans le vague. La route danse parfois, la route secrète où s’avance le verbe, garce résolue qui toujours, toujours ira plus loin que nous. On est seul sur la route, baigné dans la lueur des phares qui font coucher la vie. Qu’importe la démence, nous sommes des enfants fous couronnés de détresse, la folie au fond des yeux c’est le génie de Dieu, notre abstraction commune.
    Et dire que dehors, c’est déjà la fin du monde.


    La musique dans l’autoradio : Anouar Brahem – Impossible Day (album Souvenance) http://www.anouarbrahem.com/fr/

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  • Les corps à la renverse

    Les corps à la renverse

    Les corps à la renverse sur le lit,
    le danger des songes plane sur le sommeil,
    la merveilleuse averse des rêves délaissés,
    un élan qui s’attaque au néant quand pleurent nos baisers.

    Je devine alors l’extraordinaire d’une lumière adulte.


    Image réalisée à l’aide d’outils proposés sur le site language is a virus

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  • La valise

    La valise

    De mon cercueil ouvert verse ma part blessée. Moi, j’arpente le monde, je creuse sous mes pas l’innocence dure, et je meurs de raison à marcher en rongeant la charité dernière, dans le désespoir de mes poings prisonniers des racines.


    Photo : Montpellier, octobre 2015

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