Catégorie : cut-up

  • (Bad) news

    Dimanche matin, la rue jonchée de gobelets vides et de verres en plastique. Il y a pourtant des poubelles à 10 m de là. Misère… Mais au moins, pas de masques par terre (pas cette fois). Un vieux livre de SF (enfin, un peu plus jeune que moi, de quelques semaines), retrouvé par hasard dans le […]

  • L’homme au mojo triste (pour Jim Morrison)

    La vie réelle s’étire en longs après-midis passés à ne rien faire. Je vais de motel en motel, l’ennui est mon royaume et l’avenir a comme un air mutant. À minuit, à l’heure où dansent les morts avec des filles nues dans la boue, je sers aux hommes-chiens leurs repas de sang frais. Ma tristesse […]

  • La texture instantanée

    Le monde conventionnel est un paravent, il faut en sortir — quand on photographie. Sergio Larrain, lettre à Sebastian Donoso, son neveu, 1982 La lune qui se reflète en cristaux argentiques sur papier souple photosensible est le signal de la duperie standardisée. Le renoncement facile à la sincérité m’assaille parfois en demi-teintes, mais je résiste […]

  • Les ondes gravitationnelles

    Mes grandes mains élastiques fondent sous le regard de ton œil magnétique. Je m’enivre à une vitesse étourdissante de l’électrique infini de tes reins, mais tu n’es jamais précisément là dans la bascule de nos vies accélérées, et c’est à peine si tu te souviens de la courbure du temps. Je marche principalement par oscillations, […]

  • Je rebats une dernière fois les cartes

    J’étais enfant quand tout a commencé. J’ai traversé des eaux terribles pour retourner chez moi, ma chair a été dissoute sous une pluie acide, mes membres dispersés, mais mon âme est restée intacte, mélancolique. Pour me protéger de vous, je me suis fabriqué une créature d’argile qui vit à l’intérieur de moi. Quelqu’un d’autre désormais […]

  • La langue vive

    La langue vive s’efface, les couleurs des notes s’affichent en surfaces courbes. Les paroles ne sont plus des ordres. Les sons se mêlent au corps, le cœur suffoque et je cours dans la perspective des mots. Le remords disparait dans la musique de nuit. Photo : Pic Saint-Loup – janvier 2016

  • La bonne fortune automatique

    Plus tard, la bonne fortune automatique ravivera la mémoire du chaos, mais aujourd’hui nos rêves s’égouttent au fil des heures en fin de semaine. La musique des amants est une sentinelle qui nous sert en pâture le sens de la métamorphose et nos vies dépravées sont à des années-lumière de nos corps véritables. La nuit, […]

  • La dévorante manière

    Je creuse ma douleur, mon soleil noir, ma dévorante manière. À minuit, les ombres de la forêt portent haut ma chanson. La lune est mon désespoir et mon unique lumière, mon ambition blessée d’étoile vive. Je laboure l’abattement des jours faux, je crie dans le vide dans l’obstination des mots à ne plus vouloir se […]