Moment de rien. Zen vagabond.
Le rituel intime du thé :
petite cérémonie pour celle qui dort encore.
Une photo par jour : 354 – avril 2014

Moment de rien. Zen vagabond.
Le rituel intime du thé :
petite cérémonie pour celle qui dort encore.
Une photo par jour : 354 – avril 2014

Partir à l’aventure, carnet du jour
Disparaître immobile
Réchauffer un moment les frissons sur la peau
Reste la route de nuit
Le voyage qui avale l’obsession
Photo classée, quelques notes et il faut partir
Remplacer le marteau par un souffle
Le matin compte encore
Le temps finira par finir
Le bleu, parfois le blues
La musique déserte quelques souvenirs portables
Besoin de vieux récits
Quatre Stones et risque maximum
Toujours quatre démons tranchants
Ébauches d’épisodes avalés
Je veux déjà noter les rêves
Je veux juste une messe, un abri
L’enfer est fait de ces textes qui viennent du cœur
J’aime les jeux d’écriture (pas comptable, mais littéraire), les cut-ups, l’écriture automatique, les libres associations d’idées. Je pensais à cela en lisant hier soir la proposition d’écriture à partir d’un texte de Jacques Roubaud que donne François Bon sur son site (les ateliers d’écriture sont des expériences magiques, les propositions de François Bon sur tiers livre sont un trésor), et je me suis souvenu avoir noté l’autre jour des bouts de phrases qui me venaient en regardant le Wordle généré à partir de l’url de mon blog.
Simplement mis en forme (arbitrairement en vers non rimés, mais il ne s’agit pas nécessairement d’un poème), et en supprimant quelques redondances, le texte, qui m’a paru s’écrire seul, brosse pourtant un portrait qui pourrait être le mien, comme un portrait-robot.
Une photo par jour : 319 Robots – mars 2014 / Projet 52 épisode 18

Au matin du dernier jour au moment de partir pour mon plus long voyage quand mon cœur trop lourd finira par lâcher je veux une dernière fois réchauffer mes vieux os à la chaleur d’un feu. Pas de prêtre : flammes de l’enfer ou non, le bien, le mal, ma vie et ce que j’en ai fait, la messe est déjà dite. Que l’on me joue Blue Moon, ou une fanfare ou ce que vous voudrez, mais pour finir s’il vous plait quelques notes de musique ; et mes amis, si d’aventure il s’avère qu’il m’en reste, qu’ils aillent ensuite jeter mes cendres aux quatre vents, qu’ainsi on me laisse partir, rejoindre mes démons, mes fantômes et mes rêves, rejoindre mes souvenirs et disparaître enfin, il sera plus que temps.
Une photo par jour : 312 – mars 2014

Parfois, aux dernières heures du soir, quand le sommeil me fait lâcher mon livre et que je ferme enfin les yeux, les mots tout juste lus viennent à se mélanger, et dans la lumière douce de la lampe japonaise encore allumée, ils m’accompagnent aux portes d’un nouveau rêve, un rêve aux horizons incertains.
