En navigant sur le blog de François Bon, je suis tombé sur un article de juin 2008 faisant référence au site Wordle, qui permet de générer des nuages de mots à partir d’un texte ou d’un site web.
Voici ce que cela donne lorsque je rentre l’url du blog, comme un instantané de mes obsessions du moment ! J’y reviendrais sans doute d’ici quelques semaines, histoire de voir comment tout cela évolue !
Catégorie : journal
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l’écriture en nuages (mars 2014)
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Poésie des déchets
La photo est trompeuse, elle embellit ce qui parfois révolte.
Dans le petit village, la rue principale conduit à un chemin de terre qui longe une vieille bâtisse. Au bout, un dénivelé sur quelques mètres, et après la nature qui redevient sauvage. Là, invisible sauf à s’avancer jusqu’au bout du sentier, on a jeté, comme on jetterait par la fenêtre d’en face, les objets du quotidien devenus hors d’usage. Une théière ébréchée, des boîtes de conserve rouillées, des bouteilles vides, un hippopotame bleu. Sur quelques mètres, du métal, du plastique et du verre.
Une minuscule décharge à ciel ouvert, et le village juste avant presque trop propre, cachant bien son secret.Une photo par jour : 307 – mars 2014 / projet 52 – épisode 16

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Tentative d’épuisement du monde par la lecture
Levé tôt chaque matin, la journée commence par un peu de lecture. À côté du fauteuil, posés sur l’une des enceintes de la chaine hi-fi, il y a les livres en cours de lecture et ceux à lire ensuite. Il n’y a pas celui du soir, qui traine dans la chambre, ni ceux qui sont dans la liseuse, que je lis la journée. Et quand je m’assois dans le fauteuil, il y a tout autour de moi les bibliothèques qui débordent et les piles posées dessus de tous ces livres encore à lire. C’est comme un doux vertige, et je pourrais finir ma vie ainsi, à lire dans une bibliothèque, dans une course contre la montre perdue d’avance, une tentative d’épuisement du monde par la lecture.
Je suis au mitan de ma vie, et je me tiens encore debout, un livre à la main ; j’ai survécu à l’éclipse solaire du 11 août 1999 et à Paco Rabanne, au bug de l’an 2000, aux prédicateurs et à leur fin du monde de décembre 2012 : le temps, peut-être, joue en ma faveur.

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Une lumière dans le noir
Parfois, aux dernières heures du soir, quand le sommeil me fait lâcher mon livre et que je ferme enfin les yeux, les mots tout juste lus viennent à se mélanger, et dans la lumière douce de la lampe japonaise encore allumée, ils m’accompagnent aux portes d’un nouveau rêve, un rêve aux horizons incertains.

