Catégorie : journal

  • Fortune cookie

    Only one chance

    Montpellier, septembre 2013
    On a une seule chance de faire une première bonne impression. Mince alors…

    Licence Creative Commons

  • Faire un geste pour Bill Mantlo

    Update ! Aujourd’hui (22 avril 2019), Michael, le frère de Bill, lance un nouvel appel. Si vous souhaitez le soutenir, c’est sur ce lien que vous devez cliquer.


    Bill Mantlo, ce nom ne dira sans doute rien à la grande majorité d’entre vous. À d’autres, qui ont grandi comme moi dans les années 80 en lisant les comics américains publiés en français dans Strange et quelques autres revues spécialisées, il rappellera d’innombrables récits mettant en scène Hulk, Spider-Man, Rom ou encore Cloak and Dagger.
    Cloak_and_Dagger_1_(1983)J’aimais particulièrement ces deux personnages apparus dans les pages de Peter Parker, the Spectacular Spider-Man en mars 1982, et qui leur temps eurent droit à leur petit quart d’heure de gloire.
    Bill était scénariste et a produit énormément de récits pour Marvel entre la fin des années 70 et le début des années 90. C’était un excellent raconteur d’histoires, et je me souviens combien, enfant, sa signature apposée sur un comics était pour moi un gage de plaisir de lecture.
    En 1992, Bill fut renversé par un automobiliste alors qu’il faisait du roller sans avoir mis de casque. Le chauffard a pris la fuite, et Bill a subi de profonds traumatismes qui l’ont laissé plus d’un an dans le coma. Aujourd’hui, il vit reclus dans un centre spécialisé, incapable de subvenir seul à ses besoins, mais heureusement entouré de sa famille.
    Mais les soins dont il a besoin coûtent cher, et son frère a mis en place une souscription pour lui venir en aide. Vous trouverez ici un article qui explique tout ça.

    Je me souviens avec beaucoup de nostalgie des scénarios de Bill Mantlo. Cet homme m’a apporté du rêve et de l’émerveillement. Aujourd’hui, en faisant pour lui un modeste don, j’essaie, dans la sombre nuit qu’il traverse, de lui apporter un peu de lumière.

    Alors oui, le nom de Bill Mantlo ne dira sans doute rien à la grande majorité d’entre vous. Aux d’autres, qui ont grandis comme moi dans les années 80 en lisant des comics, je vous invite à vous souvenir de ces heures de bonheur de lecture qu’il vous a offert, et d’envisager à votre tour de faire un don.

    Bill Mantlo guest star appearance Alpha Flight 66
    Image : Dans le n° 66 de la série Alpha Flight, Bill Mantlo s’était mis lui-même en scène.

  • Franz Ferdinand – Right Thoughts, Right Words, Right Action

    Voilà, voilà, il est là, le disque du mois : le nouvel album des écossais est sorti, et il ne quitte plus ma platine. Un album très rock, mais toujours dansant, sous influence 80’s complètement assumée et digérée.
    On pense aux Clash, période Sandinista, et même, sur un morceau, aux Beach Boys époque Friends, mais c’est avant tout du bon, du très bon Franz Ferdinand.
    Mon disque du mois, donc, mais attention : le Babyshambles vient lui aussi d’arriver, et il précède de peu le nouvel opus des Arctic Monkeys… Affaire à suivre !

  • Ce livre vous plaît déjà beaucoup ! (je sais, je sais)

    Je sais, je sais, vous ne pensez qu’à ça : ce livre, depuis qu’il est sorti, il vous fait de l’oeil, il vous tente, il vous intrigue et maintenant, quoi qu’il en coûte (3,49€, en fait), il vous faut le lire !
    Moi, je sais qu’il va vous plaire, bien sûr (j’en suis l’auteur, rappelons-le), mais vous ? Vous voilà fébrile, prêt à craquer, et pourtant… C’est comme devant un nouvel iPhone d’Apple, un nouvel album de Justin Bieber ou un nouveau parfum de macaron : à force d’attente et de désir, vous avez placé la barre si haut que vous redoutez d’être déçu, même un peu.
    Voilà, voilà, mon éditeur qui ne recule devant aucun sacrifice a aussi pensé à ça, et il a pensé à vous : lui sait que ce livre, il est fait pour vous. Et pour vous convaincre, eh oui, il vous en offre un extrait, à lire en ligne ou à télécharger ici !

    Allez, allez, je vous sens gêné par tant de générosité, mais on est comme ça, chez Numeriklivres. Et si vous insistez, pour nous remercier, vous pouvez toujours ensuite acheter le livre…

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  • Ecrit à la main

    Depuis février 2011, je m’astreins à un rythme de travail plus ou moins régulier : je me lève entre 6 h et 7 h le matin, et je travaille au moins une heure sur un texte. C’est ainsi que j’ai écrit mon roman, votre profil plaît déjà beaucoup, et la plupart des textes et articles publiés sur mon blog. C’est un moment unique et pour moi très précieux : je suis seul devant le jour qui se lève, seul devant une page blanche ou l’écran vierge de mon ordinateur. Je suis seul avec moi-même. Disponible, enfin.
    Bien entendu, il y a des jours plus productifs que d’autres, mais l’important, c’est de se donner un rituel, et essayer de ne pas se laisser détourner. Mon MacBook air, formidable outil d’écriture s’il en est (batterie inusable, poids plume, démarrage au quart de tour) — couplé à OmmWriter, toujours mon traitement de texte favori, et à Dropbox pour les sauvegardes partout accessibles —, est à la fois mon plus fidèle allié et source de dispersion. Rien n’est plus tentant en effet que de vérifier ses mails, d’aller faire un tour sur le site du Monde, ou jeter un œil sur les réseaux sociaux.
    Tout cela contribue aussi bien sûr au processus d’écriture : je n’imagine pas écrire sans cette connexion au monde, sans lire et voir, sans donner à lire ou à voir, échanger, découvrir, sentir ce monde qui bouge, ce monde sans cesse fluctuant que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il nous est donné de percevoir en un clin d’œil dans sa globalité.
    Mais parfois aussi, tout cela vient parasiter mon dialogue intérieur au lieu de le nourrir, et il m’arrive certains jours de couper le WiFi de l’ordinateur pour m’obliger à me recentrer sur mon texte.
    Parfois encore, j’éprouve le besoin de revenir à l’encre et au papier, et j’écris au stylo-plume sur des feuilles volantes, que j’annote et rature avant de les reporter ensuite au propre sur l’ordinateur. C’est un rituel plus ancien encore qui ressurgit ainsi, qui procède d’une autre écriture, peut-être. David Bosman en parlait ces jours-ci sur son blog, et je partage assez bien son point de vue.
    Je me rends compte que j’ai beaucoup de projets en cours, et de ce fait, je n’en ai plus : je me disperse, je n’écris plus.
    Il y a des choses importantes qui ont lieu : la parution du roman chez Numeriklivres est une fabuleuse aventure ; l’atelier d’écriture avec François Bon, qui chaque semaine ouvre des possibilités d’écritures incroyables qui viennent nourrir tout mon travail, débouchera c’est certain sur un nouveau livre ; un autre projet encore, un scénario de bande dessinée dont je ne peux encore trop parler. Et puis cette autre chose qui me trotte dans la tête. C’est beaucoup, déjà, et pourtant je fourmille sans arrêt de nouvelles idées que je note pour plus tard. Et pourtant, je ressens profondément le besoin de me recentrer. De m’en tenir à ce que je viens d’énoncer et d’essayer de ne plus me disperser.
    Et demain, je m’attèlerai vraiment — enfin ! — à cette autre chose dont je parlais à l’instant. J’ai une histoire, des notes, un titre : le blues de Ben E. Smith. J’ai l’envie, et j’ai un bloc de papier et de l’encre dans mon stylo. Et ce texte qui s’écrit, il s’écrit à la main.