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  • It’s only rock ‘n’ roll (but I like it) – à propos de quelques titres de la collection publie.rock

    La refonte du blog et du site des éditions publie.net est l’occasion, pour François Bon et sa bande, de lancer une nouvelle collection : publie.rock.

    Neuf titres pour le moment, des nouveautés et quelques ouvrages précédemment déjà disponibles, mais revus et avec de nouvelles couvertures, une belle unité et une chouette charte graphique. Je le souligne, tant ce travail là — relecture constante des textes et mise à niveau régulière au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux standards de fabrication, et volonté de créer des collections facilement identifiables —, ce travail paradoxalement souvent invisible pour le lecteur, beaucoup en dehors des « pure players » du numérique ne le font pas.

    Lire la suite :  It’s only rock’n’roll (but I like it) sur Identification des schémas.

  • Matthieu Raffard – La soif d’images, petites révélations sur la lumière et la photographie (éd. Transboréal) | Identification des schémas

    On dit souvent d’un photographe qu’il porte « un regard sur le monde », mais ne pourrait-on dire tout aussi justement que le monde porte un regard sur lui ? Le débutant a souvent du mal à sortir son appareil devant un inconnu, il pense que l’on ne verra en lui qu’un curieux, un malappris ou, pire, une sorte de voyeur. Il part du principe que le mouvement photographique est à sens unique, qu’il va changer le monde, sans bien sûr envisager d’être lui-même changé. Peu à peu, l’expérience venant, il comprend qu’une image réussie est moins le résultat d’un regard sur le monde, celui du photographe, qu’un échange de regards, que c’est la rencontre artiste/modèle qui est le lieu de cette réussite.

    via Identification des schémas | Du livre, et de ses avatars.

  • Souffle #10

    La nuit tombe sur moi, je me laisse emporter par le son d’un violon, la musique sourde du hautbois. Des heures passées à attendre le sommeil, à guetter contre toute attente tes pas dans l’escalier, des heures passées, une vie qui défile, des regrets, les jours perdus à courir, le temps qui passe et toi qui fuit.

    La mélancolie me prend et ne me lâche plus, elle accompagne la douce mélodie que jouent les instruments, elle me serre le coeur et je l’embrasse, je m’abandonne à sa torpeur, je glisse, je tombe, un puits sans fin de sentiments à moitié dits, de peines ravalées, de souffrances et de pleurs.

    La nuit tombe sur moi, et toi, tu n’es pas là.

    Exercice d’écriture improvisée à partir d’un morceau de Maurice Ravel (Pavane pour une Infante défunte – Orchestre Philharmonique de Lille, dir. Jean-Claude Casadesus (P) Harmonia Mundi 1980)

  • Bobby Osborne – Pop no end

    Alors voilà, tandis que je rangeais mes vinyles en cet après-midi pluvieux, je suis tombé là-dessus :

    Popnoend
    J’ai ce disque depuis des années, récupéré je ne sais où, et que je n’avais jamais encore écouté. Je m’attendais, vu la pochette quand même un tantinet ringarde et le titre frisant le ridicule, à un album de reprises comme il en existait tant dans les années 60 et 70. Mais non ! C’est du très bon, de la soul tirant sur le jazz, et qui rappelle parfois Blood, Sweat & Tears dans leurs meilleurs moments. Les instrumentaux alternent avec des  morceaux chantés et l’ensemble est d’une belle cohérence.

    J’aime particulièrement les deux derniers morceaux de la face A : Just like that et Thank you my dear.

    Difficile par contre de trouver des informations sur le bonhomme, et s’il y a bien un Bobby Osborne qui a une page wikipédia à son nom, il s’agit d’un musicien de country et non de notre chanteur. En fait, ce disque est sorti en 1970 aux USA sous le nom du groupe Gas Mask, dont ce fut l’unique album. Produit par Teo Macero (excusez du peu !) les compositions sont signées Nick Olivia et David Gross, et les musiciens sont Ray Brooks (basse)Bill Davidson (guitare), Richard Grando (sax, clarinette, etc.), Nick Olivia (keyboards), Bobby Osborne (chant), Enrico Raja (trompette) et James Strassburg (batterie & percussions).

    Bon, a priori, c’est introuvable en CD, mais passez à la maison, on se fera une écoute !

    (vidéo : Bobby Osborne – The Immigrant)