Auteur : Philippe Castelneau

  • 28 207 kilomètres sur la route

    Kerouac

    Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir ; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe : la route, c’est la vie. (Jack Kerouac – Sur la route)

    Qui a aimé Sur la route a surement rêvé de faire un jour le trajet à travers les États-Unis sur les traces de Kerouac. Nous avions déjà une carte tracée à la main par Jack lui-même dans son journal, faisant référence à un voyage en auto-stop qu’il fit de juillet à octobre 1948.

    Gregor Weichbrodt, dans le cadre de l’exposition Poetry will be made by all ! qui se tient jusqu’au 30 mars à Zurich, s’est attelé à reporter dans Google maps l’intégralité du trajet de Kerouac tel qu’il est donné dans le livre Sur la route, et en propose un ebook accessible gratuitement en ligne, ou sous forme papier via lulu.com, pour 9€.

    Au total, le trajet couvre 17 527 miles, soit 28 207 km, et prendrait 272 heures à accomplir.

    kerouac map-otr

  • Tentative d’épuisement du monde par la lecture

    Levé tôt chaque matin, la journée commence par un peu de lecture. À côté du fauteuil, posés sur l’une des enceintes de la chaine hi-fi, il y a les livres en cours de lecture et ceux à lire ensuite. Il n’y a pas celui du soir, qui traine dans la chambre, ni ceux qui sont dans la liseuse, que je lis la journée. Et quand je m’assois dans le fauteuil, il y a tout autour de moi les bibliothèques qui débordent et les piles posées dessus de tous ces livres encore à lire. C’est comme un doux vertige, et je pourrais finir ma vie ainsi, à lire dans une bibliothèque, dans une course contre la montre perdue d’avance, une tentative d’épuisement du monde par la lecture.

    Je suis au mitan de ma vie, et je me tiens encore debout, un livre à la main ; j’ai survécu à l’éclipse solaire du 11 août 1999 et à Paco Rabanne, au bug de l’an 2000, aux prédicateurs et à leur fin du monde de décembre 2012 : le temps, peut-être, joue en ma faveur.

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  • Autres articles

    C’est à lire ici, sur mon précédent blog 🙂

  • Une lumière dans le noir

    Parfois, aux dernières heures du soir, quand le sommeil me fait lâcher mon livre et que je ferme enfin les yeux, les mots tout juste lus viennent à se mélanger, et dans la lumière douce de la lampe japonaise encore allumée, ils m’accompagnent aux portes d’un nouveau rêve, un rêve aux horizons incertains.

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