Envie d’un livre qui fait du bien ?

Marre de la morosité ambiante ? Lassé des polars nordiques ? Fatigué des best-sellers formatés ?
Envie de vous sentir bien avec un livre ? Et même : envie d’un livre qui fait du bien ?
Si vous vous laissiez tenter par un « feel good book » ?


Après une déception amoureuse, Étienne se laisse convaincre par son ami Manu de s’inscrire sur un site de rencontre. Les aventures d’un soir, drôles ou pathétiques, succèdent aux histoires sans lendemain, laissant notre héros de plus en plus perplexe, jusqu’au jour où il fait la connaissance de Juliette. Mais Juliette est une femme libre qui refuse de s’engager, et il lui faudra jouer de persévérance pour la convaincre de lui laisser une chance. Dans le même temps, Flore entre dans la danse, et si Flore aime Étienne, lui aime Juliette en secret. Au milieu de tout cela, Manu, l’ami de toujours, prouve chaque jour un peu plus qu’il mérite haut la main la palme du parfait loser, et entraîne son ami dans des situations où l’absurde rivalise avec le comique.

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C’est sympa, tout ça, dites-vous, mais vous aimeriez bien en lire un extrait ! C’est ici.

De la romance, des rires, des larmes… et même un chat ! Maintenant, vraiment, vous n’en pouvez plus d’attendre, il vous faut acheter le livre : c’est , et aussi partout ailleurs.


seulement 4,99€, format epub et sans DRM, ou seulement 11€ en édition papier.

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Disponible au format papier, et également au format ePub et/ou Kindle sur iBookstore Apple, Amazon.fr, ca et com, Kobo France et Kobo Canada, Google Play, Archambault.ca, ePagine.fr, Bookeenstore, Chapitre.com, Relay.com, Decitre, Cultura, Nolim Carrefour, Feedbooks et +

Alan Moore – La voix du feu (Éd. ActuSF)

S’il est bien connu (et reconnu) comme scénariste de bande dessinée, on sait moins qu’Alan Moore est aussi l’auteur d’une poignée de nouvelles et d’un roman, La voix du feu, fort bien traduit chez nous par Patrick Marcel en 2008 dans la défunte collection Interstices des éditions Calmann-Levy, qui sort enfin en poche ces jours-ci chez ActuSF. On trouvera, sur le site de l’éditeur, une très intéressante interview du traducteur sur son travail.

Dans ce livre ambitieux, Moore entend retracer l’histoire de Northampton, sa ville natale, depuis l’aube de l’humanité jusqu’à nos jours. Plus qu’un roman, il s’agit plutôt ici d’un collage de nouvelles, qui toutes se situent à un moment historique différent, mais en un même lieu, chacune apportant une strate supplémentaire à l’histoire.
Si le livre ne tient pas toutes ses promesses, le récit est souvent captivant et, en passant au roman, Alan Moore a su préserver la musicalité si particulière de sa prose.
La dernière partie du livre est tout spécialement intéressante puisque c’est Moore lui-même qui en est le personnage principal. Il nous invite ainsi à le suivre tout au long d’une journée, décrivant ses lieux de prédilection, ses amis, son travail.
Il évoque aussi, de manière à la fois pudique et très intime, sa pratique de la magie, qu’il lie de façon tout à fait inextricable à son activité d’auteur. Ce sont là quelques-unes des plus belles et fascinantes pages de l’ouvrage.

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Le rituel est simple, en son genre, prévu seulement comme un point focal, une plate-forme conceptuelle où se tenir, au coeur des tourbillons et des glissements de ce terrain illusoire : des serpents imaginaires sont placés aux points cardinaux, en protection contre les pièges mentaux que symbolisent ces directions majeures, tandis qu’appel est fait en même temps à des vertus tout aussi symboliques. En ce domaine l’idée est la monnaie unique, et toutes les idées sont des idées réelles. Un langage pesant est engendré et utilisé pour arrimer ces images comme des bouées de repère à l’intérieur de l’esprit. Cette incantation et le roman progressent ensemble vers le silence prégnant, suspendu, de leur culmination. Voilà comment on fait les choses ici, et comment on les a toujours faites.
Vin, fleurs de la passion et autres substances de la terre. Formes peintes avec les doigts tordus en l’air. Des gestes dérangés, bien entendu, mais après tout, le dérangement est le but recherché. Exprime le désir en termes à la fois lucides et transparents. Ecris-le, de crainte qu’il ne soit oublié quand le spasme frappera. Maintenant, au creux de l’estomac, le fourmillement d’extases horribles qui approchent. Un nom prononcé, un appel lancé, et puis le silence. Échec. Rien ne se passe et soudain, l’élan d’autre chose. Soudaine déperdition de chaleur, et convulsion. Parcours précipité, visage blême, d’une échelle de grenier transformée en escalier d’Escher, ne parvenant à atteindre l’ultraviolet de la salle de bains éclairée au néon qu’au moment où le venin remonte pour se déverser dans la porcelaine béante.

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Donner du sens au chaos

Suivant le conseil de son ami, Adam s’était mis en tête de laisser les choses venir naturellement à lui. Il errait ainsi depuis plusieurs heures dans les rues de Paris. Le matin il s’était rendu dans le quartier de la Butte-aux-cailles, espérant qu’en revenant là, quelque chose se passerait, mais l’endroit semblait ne plus être le même. La magie du lieu qu’il avait ressentie le premier soir avait disparu.

Il était presque 15 heures Il n’avait cessé de marcher depuis le matin, il se sentait fatigué et il avait faim. Ses pas l’avaient conduit près du centre Beaubourg. La foule était dense, et il se fit bousculer à plusieurs reprises. Il repensa aux signes et réalisa que jusque-là il n’en avait vu aucun. Il s’arrêta un instant et laissa son regard errer dans le vague. Une affiche capta soudain son attention. Il s’approcha pour mieux la lire. Dessus était écrit : Le monde est plus magique que vous ne le pensez. Un sourire se dessina sur son visage.

« C’est fort, hein ?
— Pardon ?
— L’affiche. Ce qu’elle dit. C’est ça que vous cherchiez, non ?»


Parfois, lorsque j’étais enfant, il me semblait que le monde qui m’entourait me cachait quelque chose d’essentiel. Je regardais autour de moi, et les passants inoffensifs croisés quelques minutes auparavant devenaient tout à coup menaçants. Un visage se tournait vers moi, et je croyais l’avoir déjà vu plus tôt, mais sur une autre personne. Il n’y avait pas six milliards d’habitants sur la planète, mais une poignée seulement, quelques centaines tout au plus, changeant constamment de costumes et d’identités pour me donner le change. Mais je n’étais pas dupe : j’étais la victime d’une expérimentation, seulement j’en ignorai le but. Et si j’étais le cobaye, alors tous les autres étaient mes bourreaux. Comme David Vincent dans le feuilleton Les envahisseurs, je réalisais bientôt que je ne pouvais faire confiance à personne. Parfois, je voulais bien admettre que mes amis étaient comme moi des victimes. Mais quoi penser de mes parents ? pouvaient-ils ne pas savoir ?
Je n’ai jamais rien dit à personne, et j’ai surmonté seul cette peur panique qui me prenait parfois. On peut mettre ça sur le compte des blessures profondes de la tendre enfance, une manière un peu tordue d’exorciser mes démons, une étape de la construction par laquelle nous passons tous à un degré ou un autre : avec les années, j’ai découvert que de nombreuses personnes se sont un jour posé ces mêmes questions.

Depuis, toutefois, je n’ai jamais cessé de m’interroger sur le monde, sur les choses cachées derrière les choses, et le sens qu’il y a à être là, sur cette petite planète bleue perdue au milieu d’un espace qu’on dit infini.

Je ne crois pas aux théories du complot. Je crois à la révélation. Je crois que nous ne voyons pas parce que nos yeux sont fermés, parce que notre cerveau ne sait pas interpréter ce qu’il y a devant nous et préfère l’ignorer. Nous sommes des fourmis qui s’agitent autour de leur fourmilière sans voir l’enfant penché au-dessus qui s’amuse de nous regarder faire.

Mon livre La grammaire du chaos se classe dans la catégorie « roman ». C’est une œuvre de fiction. Si l’on voulait, on pourrait parler à son propos de fantasy urbaine : il y est question de forces obscures, on y croise des magiciens, une rock star qu’on croyait morte depuis longtemps, et une jeune femme que rien ne préparait à recevoir un pouvoir proprement extraordinaire.
C’est une fantasy, et pourtant on n’y croise pas d’elfes ni de nains, et peu de créatures féériques.
C’est une fantasy, et pourtant tout est vrai. Métaphoriquement, peut-être, mais tout est vrai. Il y a sept ans, j’ai vécu une expérience difficile, mais alors que je croyais toucher le fond, quelque chose s’est ouvert en moi ; le monde s’est ouvert à moi, et j’ai écrit ce livre. C’était mon premier, et il était sans doute maladroit. En le reprenant il y a quelques mois, j’ai eu l’étrange impression de lire un message qui m’était adressé d’un ailleurs que je ne voyais plus. J’y ai lu des réponses à mes peurs d’enfant, et j’ai ressenti le besoin de le retravailler.

Il parait qu’il ne faut pas être trop long sur internet, au risque de perdre son lecteur. Si tel est le cas, alors nul doute que j’ai déjà dû perdre la plupart d’entre vous, aussi je m’arrêterais là.
Pour ceux qui en voudraient plus, je les renvoie au livre. N’oubliez pas, tout est vrai dans ce récit initiatique, pour qui sait lire entre les lignes.

Mais si vous voulez, allez, c’est une fantasy urbaine.


Si vous souhaitez acheter le livre, il ne coûte que 2,99€ et il est disponible .

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