Étiquette : photographie

  • Plaza Refinadores

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    À Séville, en juin dernier, il fallait faire attention aux oranges qui risquaient de nous tomber sur la tête lorsqu’on passait sous les arbres. J’ai voulu en prendre une qui avait roulé jusque dans le caniveau, quand une dame a traversé.
    Grâce à elle, ma photo de la plaza Refinadores est un petit et modeste clin d’œil à celle, célèbre, de la place Vendôme de Willy Ronis.

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  • Sortir de sa zone de confort

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    Faut-il innover plutôt qu’inventer ? C’était le thème de l’émission Du grain à moudre sur France Culture hier soir, et plus largement, la discussion a porté sur l’impact de la révolution numérique sur nos modes de travail.

    Tout cela m’intéresse beaucoup, d’abord parce que cela vient me bousculer dans ma vie professionnelle : on le sait, les librairies sont menacées à la fois par l’expansion d’Amazon et par l’arrivée du livre numérique. Pourtant, alors que certains de mes confrères s’inquiètent de leur avenir, je reste confiant et optimiste. Non pas du fait d’une fascination béate pour une technologie nouvelle, mais parce que nous sommes à la naissance d’un bouleversement, qui certes ne sera pas sans conséquence, mais qui implique aussi de tout réinventer. Et plutôt que de m’arcbouter sur des acquis et des méthodes devenus obsolètes, je préfère être dans l’innovation.

    Cela m’intéresse aussi parce que je sens profondément qu’il y a quelque chose à bâtir, qui mêle à la fois l’invention et la création : le contenant à besoin de contenus, mais je crois qu’il reste à imaginer une façon de créer ensemble. Je suis attentif à ces incubateurs de start-up que l’on voit fleurir aujourd’hui, qui permettent à de jeunes entrepreneurs de travailler côte à côte. Il me semble que ce modèle peut très bien intégrer la création artistique, et produire des projets inédits, capable de « réenchanter le monde », pour reprendre une expression entendue dans l’émission de France Culture.
    Dans les années 90, l’émergence des nouvelles technologies à conduit au développement de nouvelles formes managériales regroupées sous l’appellation Lean, d’abord appliquées dans le cadre de l’organisation de la production, puis, par contamination, à tous les services de l’entreprise. Développement de la valeur ajoutée, mise en commun des talents, remise en cause des vieux principes hiérarchiques, veille technologique : c’est ce qu’on appelle l’entreprise agile.
    Agiles, nous devons l’être aussi, sans arrêt sur la brèche, à l’écoute du monde, capable de nous regrouper ponctuellement pour développer un projet, tout en gardant notre autonomie, notre liberté d’action.
    Oui, le monde qui vient porte en lui de réelles menaces, et des entreprises tentaculaires tentent de prendre le pouvoir et se mènent une lutte sans merci dont nous sommes les victimes collatérales. À notre échelle pourtant, nous sommes libres, libres d’entreprendre et de créer, libres même de reprendre à notre compte les armes du système pour les retourner contre lui. Mais pour cela, il nous faut apprendre à nager entre les mailles du filet : voler comme le papillon et piquer comme l’abeille, disait Mohammed Ali.

    J’entends combien tout cela peut-être sources d’inquiétudes, et même proprement anxiogène. Mais c’est aussi riche de belles perspectives.
    Aujourd’hui, le crowdfounding a montré qu’il est possible de financer un projet en se passant des intermédiaires habituels. Les outils numériques nous ouvrent des possibilités de création et de diffusion inimaginables il y a encore quelques années.
    Il n’appartient qu’à nous d’en tirer enfin profit.

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    Photo : Gare de Barcelone-Sants, juin 2014

  • Clap de fin

    autoportrait au miroir

    Un autoportrait réalisé à l’aide d’un abat-jour en métal poli, une façon comme une autre de mettre un point final à ce projet photo, à la fois clin d’œil et mise en abyme : je me photographie photographiant à travers un miroir déformant…

    Il y a une éternité en temps internet, deux ans en temps humain, j’avais choisi un habillage extrêmement sobre pour ce blog, qui ne supportait aucune image. L’idée était de me concentrer uniquement sur le texte. Ma pratique de la photo se résumait à mon iPhone, mais j’y prenais beaucoup de plaisir, comme je prenais beaucoup de plaisir à regarder les livres de grands photographes qui sont dans ma bibliothèque. Saul Leiter, Robert Frank, Bettina Rheims ou William Klein me touchaient particulièrement.
    L’idée m’est venue d’écrire des textes, introspectifs ou de fictions, en partant de photos piochées dans ces livres. En y réfléchissant plus avant, je trouvais l’idée un peu vaine, et fus bientôt convaincu qu’un tel projet ne pouvait se faire qu’en collaboration étroite avec un photographe, à moins de réaliser moi-même les photos.
    Aussi, je décidais d’acheter mon premier « vrai » appareil photo, un Sony DSC-RX100. Je pris des cours, lu beaucoup et me lançais enfin dans ce projet 365, convaincu que cela m’obligerait à progresser !
    Un an après, quel bilan tirer ? Je ne sais pas si je suis un meilleur photographe, mais je sais en revanche que la photographie m’est devenue aussi indispensable que l’écriture, et j’ai toujours avec moi, dans ma poche ou dans mon sac, mon petit Sony, comme j’ai depuis tant d’années un carnet et un stylo.
    D’un point de vue technique, je sais aujourd’hui utiliser la plupart des réglages que propose un appareil, et je ne recadre plus que très rarement mes photos en postproduction. J’ai acquis les bases et mon regard s’est affûté. Je ne suis qu’au début de mon apprentissage, mais cette expérience m’a permis de me jeter à l’eau et d’apprendre à nager.
    Vos encouragements, vos remarques, vos visites régulières m’ont aidé à réfléchir à mon travail, à progresser, et beaucoup des photos publiées ici au fil des jours, je ne les publierais plus aujourd’hui.

    Je suis soulagé d’en avoir enfin fini avec ce projet 365, et il n’a pas été tous les jours facile de trouver la motivation pour continuer, mais pour autant, je suis heureux de l’avoir fait, et je conseille à quiconque en aurait l’envie de se lancer : le jeu en vaut vraiment la peine !

    Une photo par jour : 365/365

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  • Chat derrière la vitre

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    Une photo par jour : 364 – avril 2014

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