Catégorie : Ici Paris

  • vers un écrire film, #05 | générique & expansion, avec Claude Simon

    Dans l’angle de la pièce aux hauts murs peints couleur ivoire, un bureau. Sur chacun des deux murs qui forment l’angle, deux tableaux proprement encadrés, verre et marie-louise, le premier, à droite, semble représenter trois silhouettes qui s’éloignent dans la distance. L’autre, sur le mur directement derrière le bureau, une mère et son enfant, on…

  • vers un écrire film, #04 | enquête avec Modiano

    On vit à côté de quelqu’un et on découvre trop tard qu’on ne savait rien de lui. Alors oui, il y a les histoires mille fois entendues, mais les a t-on jamais vraiment écoutées ? Enfant, on préfère la geste des années folles des frères aînés racontée par la mère, Teppaz, Beatles et Rolling Stones, aux…

  • Paris la nuit 

    Si vous avez eu la chance de vivre à Paris quand vous étiez jeune, quels que soient les lieux visités par la suite, Paris ne vous quitte plus, car Paris est une fête. — Hemingway Photo : Paris, juin 2017

  • Derrière la porte

    La porte est entre’ouverte, qui donne sur ma chambre d’enfant : le lit à étage (je dors en bas et ma sœur au-dessus) est posé contre le mur tout de suite à droite en entrant ; ma mère m’appelle, me demande si j’ai vu mon frère ; je ne réponds pas ; il est là pourtant, comme endormi, couché…

  • Je rebats une dernière fois les cartes

    J’étais enfant quand tout a commencé. J’ai traversé des eaux terribles pour retourner chez moi, ma chair a été dissoute sous une pluie acide, mes membres dispersés, mais mon âme est restée intacte, mélancolique. Pour me protéger de vous, je me suis fabriqué une créature d’argile qui vit à l’intérieur de moi. Quelqu’un d’autre désormais…

  • Le doux pressentiment

    À chacun de mes pas, j’avais le doux pressentiment d’être un fou dans la nuit. Je voulais être moi, j’accélérais les sensations : je m’endormais à l’expérience. Depuis je veille sur une mythologie intime dont le monde ne sait rien. Je contemple mes erreurs. Je vais par les jardins, l’imagination fonde mes jours. Des intuitions oubliées…

  • La détresse insolite

    La détresse insolite, l’insomnie au compte-gouttes c’est l’éternité dépassée, c’est un fil directeur qui ne se voit pas. Ici, sur cette terre, je n’ai que faire du bonheur, hormis cette vive bouffée de l’intoxication. Je sais que je suis foutu, mais je vais vivre mille ans à l’heure émeraude oubliant la souffrance dans la beauté…

  • Le corps maigre ruine d’étoffe

    Paris en 1984 nous nous trainions par terre sans trop savoir pourquoi, la peau pâle, le corps maigre ruine d’étoffe, ignorant que nous étions vivants quand nos princesses mouraient l’une après l’autre. L’habitude ténue des jours laids portait la découverte sans importance, nous n’aimions plus que l’apport singulier des calmants vagues dans nos veines coincées…