Souvenir d’insouciance


Il a neigé samedi. OK, il a neigé à peu près partout en France, et j’imagine que dans pas mal d’endroits ailleurs aussi. Seulement, ici, il neigeait auparavant une fois tous les 3 ou 4 ans, et plutôt en février. Personnellement, j’adore la neige et j’adore l’hiver, seulement je ne peux m’empêcher de penser que tout ça à un petit air de fin du monde. Comme le dit Anémone dans une interview ce we : « c’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite (…) C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »
Vous me direz, Anémone est actrice, pas scientifique, mais elle met le doigt sur quelque chose qui me travaille depuis un petit moment, et que nous sommes sans doute nombreux à ressentir. Il neige, et nous regardons, émerveillés, la neige tomber, mais nous savons que quelque chose ne tourne plus rond.
Mais allez, laissons de côté notre ethnocentrisme, et finissons sur une note optimiste : l’humanité peut disparaître, ça ne signifie pas la fin du monde (enfin, pas tout de suite) !

J’ai pris la photo ci-dessus cet été. Je la publie ici pour rappeler à ceux qui craignent le froid qu’après l’hiver vient le printemps.
Ou pas…

L’envers et l’endroit

Jeune femme devant une oeuvre de Gilles Coulon, réalisée dans le cadre de son projet Extime ou l’intime exposé.


Photo : Sète, festival ImageSingulières, mai 2017

Paris, entre chien et loup

Quand le jour cède le pas à la nuit, cet intervalle qu’on dit entre chien et loup, est-ce la nuit qui tombe ou le jour qui se retire ?

À Paris, on dit que c’est l’heure bleue, à Québec, on appelle ce moment la brunante.

La photo, deux fois la même, avec seulement une modification de la balance des blancs en postproduction.
Telle quelle, c’est la brunante, corrigée, c’est l’heure bleue.


Photo : Paris, avec la tour Eiffel qui éclaire la nuit, novembre 2017

(Et petit clin d’oeil à Cécile Camatte : même sujet, même débat, presque simultanément).

Cache-cache à Paris

Novembre 2017, fondation Louis Vuitton, Paris

Rencontre de hasard

Est-ce qu’il s’agit d’un rêve ?

Il n’y a pas d’étoile à suivre, ni même un signe, nécessairement insaisissable. Le monde est un mouvement vers l’ailleurs, une marche dans toutes les directions. Et tant pis pour la dérisoire poésie : au fou le prestige invisible des arbres sacrés.

Pour nous, le passé ne passe pas ; une vieille chimère, la nostalgie de ces lointains hivers, la lande recouverte d’ivoire où nous marchions ensemble, où nous marchons encore, inconsolés.


Photo : Paris, Musée du quai Branly, mars 2017

Lecture sous surveillance

Espace sous surveillance / Out of order


Photo : Paris, Centre Pompidou Beaubourg, juin 2017

De l’autre côté du miroir


Photo : Séville, juin 2014