l’éternelle Italie

San Remo, mai 2018

Solitudes


Paris, février 2018

le même lieu, à quelques minutes d’intervalles.

Paris vu de l’intérieur

Paris, février 2018

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les jours de pluie

– Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau.


Poème : Nerval (extrait de Avril)
Photo : Paris, mars 2018

La rue comme terrain de jeu

« La photographie de rue, c’est du jazz », la phrase est de Joel Meyerowitz, et elle dit tout ce qu’il faut savoir. Elle dit la spontanéité et l’exigence, le jeu, le swing, la liberté et la maîtrise. La photo de rue, c’est partir au hasard et improviser dans l’instant. La rue comme terrain de jeu, improviser, sans toutefois perdre de vue quelques règles élémentaires ; improviser tout en sachant utiliser ses connaissances techniques, sans en être prisonnier. Maîtriser les bases pour mieux s’en affranchir. Le photographe de rue se doit toujours d’avoir un temps d’avance, tout en se ménageant une place pour l’imprévu.

Si vous êtes sur place ce samedi, à 15h, j’animerai un atelier autour de la photographie de rue à la Galerie Z’, 6 rue des soeurs noires, à Montpellier (inscription obligatoire).
À partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche 18 mars, la Galerie Z’ accueille en effet la revue La Piscine : une exposition de photos et de peintures, des ateliers d’écriture et artistiques, des rencontres avec les contributeurs et des lectures de textes parus dans la revue sont au programme.

Toutes les informations sont à retrouver ici ou sur Facebook.

La Galerie Z’ est un magnifique petit espace dédié à l’art contemporain, situé en plein coeur historique de Montpellier. Y sont exposés verre d’art, céramique, sculpture, peinture, bijoux de créateurs et parfois de la photo, choisis avec goût et éclectisme par Nathalie, la galeriste. N’hésitez pas à y faire une halte !
(La galerie est ouverte du mercredi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h – plus d’info ici).


Photo : Barcelone, 2015

trois figures


Londres, Tate modern, janvier 2018

Up late at the office

Londres, enfin. Départ demain à 16h, mais c’est déjà Londres. L’appel de Londres commençait par une évocation de Tokyo. Étrangement, ce soir en rentrant, c’est Ryuichi Sakamoto que j’écoutais, son nouvel et magnifique album « asynch ». Asynchrone, c’est un peu comme ça que je me sens depuis plusieurs semaines. Sakamoto a écrit son disque après son cancer de la gorge, et la mort plane sur ce disque comme un fantôme avec lequel il vit maintenant en paix :

Because we don’t know when we will die
we get to think of life as an inexhaustible well
Yet everything happens only a certain number of times
And a very small number really
How many more times will you remember a certain afternoon of your childhood
Some afternoon that is so deeply a part of your being that you can’t even conceive your life without it?
Perhaps four, five times more
Perhaps not even that
How many more times will you watch the full moon rise?
Perhaps 20, and yet it all seems limitless

Echo personnel… La mort de M. en décembre, à 54 ans. Je viens d’avoir 50 ans. Combien de fois encore je partirai pour Londres ? Quatre, cinq fois encore ? Peut-être même pas ça.
(journal de voyage, samedi 20 janvier)

 

J’adore Londres, j’ai dit hier à L.
C’est normal, elle a dit : regarde autour de toi ; ce pays, cette ville, c’est tout ce que tu aimes. Cette ville, c’est toi.
(journal de voyage, lundi 22 janvier)


Photos : Certains soirs à Londres, janvier 2018
© Philippe Castelneau 2018