Catégorie : no direction home

  • RAYMOND CARVER (No direction home)

    Herb vida son verre. Puis il se leva lentement et dit, « excusez-moi. Je vais aller me doucher. » Il sortit de la cuisine et longea doucement le couloir jusqu’à la salle de bains. Il ferma la porte derrière lui, écrit Raymond Carver. Herb vida son verre. Puis il se leva lentement et dit, « excusez-moi. Je vais […]

  • NOUS SOMMES LES CHAMPIONS — (No direction home)

    International U.S. bombers attacked Libya in a series of strikes against what the White House called « terrorist centers » and military bases. President Reagan, in a broadcast speech, said the American forces had succeeded in their mission of retaliating for what he termed the « reign of terror » waged by Col. Muammar el-Qaddafi against Americans. Bombardements ce […]

  • LE STUDIO — (No direction home)

    Nous sommes au début de l’été, à Londres, en 1968. Là, un jeune homme de 19 ans, ambitieux et sûr de son talent, ronge son frein en attendant l’occasion qui lui permettra de s’imposer comme l’une des grandes figures de la bande dessinée. Depuis un an, il réalise pour Odhams Press des illustrations pleine page […]

  • DEUX HOMMES NOIRS MARCHENT DANS LA RUE — (No direction home)

    11 h 40, samedi 9 août, deux hommes marchent le long de W Florissant Ave. C’est une avenue comme en trouve un peu partout en Amérique, une avenue sans charme aucun, une deux fois deux voies, bordée de chaque côté de fastfoods, concessionnaires automobiles, et commerces d’appoint installés dans de gros blocs de béton. Une avenue désespérément […]

  • SAMEDI SOIR SUR SOUTH KANSAS AVENUE, DOWNTOWN TOPEKA — (No direction home)

    « Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement (…) pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. » (Guy Debord) On appelle ça la croisière de nuit, ils disent cruising, […]

  • DUBHGHALL MURPHY, CAPTAIN NEW YORK — (No direction home)

    Dubhghall a les cheveux longs, qu’il porte la plupart du temps lâchés ; la plupart du temps, il sourit : c’est un sourire franc qui le rend sympathique. Dubhghall a une formule, une phrase culte, qu’il répète comme un mantra : Tu es qui tu fais croire aux autres que tu es. Il dit que la citation est […]

  • LOST IN TRANSLATION — (No direction home)

    Le temps du trajet, pas que je compris grand-chose, mais je posais des jalons, définissais un territoire. Un lieu clôt, quatre personnes fixées dans l’espace, siège conducteur, siège passager, banquette arrière. Sourires échangés, des mots vagues accompagnés de gestes désordonnés, un ou deux éclats de rire… L’impression, quand même, qu’on va y arriver. C’était fragile, […]

  • L’IMPOSSIBLE RETOUR — (No direction home)

    … Et puis, le retour ; l’impossible retour. Les portes du bus s’ouvrirent enfin, je sortis sur le trottoir, et mon père qui m’attendait ne me reconnut pas. J’étais revenu chez moi. Pourtant, chez moi, désormais, me semblait être ailleurs. On prit mon sac et l’on me prit par l’épaule. On me tirait par le bras, […]