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  • Embrasure (1)

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    Une embrasure est une ouverture faite sur toute l’épaisseur d’un mur. Dans l’architecture moderne, les embrasures sont prévues lors de la construction car elles sont destinées à recevoir une porte ou une fenêtre. Il ne s’agit pas d’ouvertures faites après la construction. (wikipedia)

    Les portes et les fenêtres, de préférence en bois, de préférence anciennes et usées, sont parmi mes sujets photographiques de prédilection. Portant trace de clous rouillés et de couches successives de peintures, d’inscriptions ou de graffitis, elles sont le témoin du passage des hommes et du passage du temps. Une fascination éminemment personnelle donnant lieu à une série baptisée Embrasure, qui commencera de se décliner ici toute cette semaine.

    Hasard objectif, pour dire comme André Breton, je suis tombé la semaine dernière sur un reportage de Walker Evans, publié en 1958 dans la revue Architectural Forum, intitulé « Color Accidents ». Les photos avaient été prises à New York et montraient des portes et des murs usés, recouverts d’inscriptions, de tags ou d’affiches arrachées.
    Voici ce qu’Evans disait en introduction : « il y a une vraie stimulation pour l’œil, autre qu’harmonique, dans les rues de nos villes. Ce sont les motifs cacophoniques et nerveux créés par le temps, le climat, la négligence et la main sûre de jeunes délinquants. Les couleurs dures et les formes ironiques projetées sur beaucoup de vieilles portes ou murs décatis ont leurs façons bien à elles d’arrêter l’attention ».

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  • Derrière la porte, le ciel bleu

    Parfois, ce ciel bleu que je vois le matin par la fenêtre me semble inaccessible. Parfois, je crois avoir perdu la clé du cadenas qui ouvrirait en grand les portes de ma pensée, libérant les mots qui rempliraient la page.

    J’écris, pourtant. Chaque jour, j’écris. Deux heures, le matin, consacrées à l’écriture.
    Levé tôt, le café fort, noir, sans sucre. Concentration maximum, seul face à la page blanche. J’écris, j’efface, je réécris. Parfois, deux heures, c’est une phrase. Une seule phrase, chaque mot pesé dix fois. Les jours se suivent, le texte avance, le texte gonfle. Je me prends à rêver d’un flot continu, inépuisable. Je me prends à rêver au temps qui viendrait à ne plus manquer.

    No direction home, peut-être, mais un but vers lequel tendre : rien de plus cette semaine, mais, dans les jours qui vont suivre, un retour à Harlem, et une évocation de Gordon Parks.

    Et aussi, une participation à une expérience d’écriture partagée, proposée par François Bon à ses abonnés, autour de Kafka et Roland Barthes.

    Chaque jour, écrire.

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