Revue La Piscine n°3

🆕 Parution du numéro 3 de la Revue La Piscine #RevueLaPiscine :
            Sommaire ➡️ revuelapiscine.com Achat en ligne ➡️ bit.ly.LaPiscineN3

La rue comme terrain de jeu

« La photographie de rue, c’est du jazz », la phrase est de Joel Meyerowitz, et elle dit tout ce qu’il faut savoir. Elle dit la spontanéité et l’exigence, le jeu, le swing, la liberté et la maîtrise. La photo de rue, c’est partir au hasard et improviser dans l’instant. La rue comme terrain de jeu, improviser, sans toutefois perdre de vue quelques règles élémentaires ; improviser tout en sachant utiliser ses connaissances techniques, sans en être prisonnier. Maîtriser les bases pour mieux s’en affranchir. Le photographe de rue se doit toujours d’avoir un temps d’avance, tout en se ménageant une place pour l’imprévu.

Si vous êtes sur place ce samedi, à 15h, j’animerai un atelier autour de la photographie de rue à la Galerie Z’, 6 rue des soeurs noires, à Montpellier (inscription obligatoire).
À partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche 18 mars, la Galerie Z’ accueille en effet la revue La Piscine : une exposition de photos et de peintures, des ateliers d’écriture et artistiques, des rencontres avec les contributeurs et des lectures de textes parus dans la revue sont au programme.

Toutes les informations sont à retrouver ici ou sur Facebook.

La Galerie Z’ est un magnifique petit espace dédié à l’art contemporain, situé en plein coeur historique de Montpellier. Y sont exposés verre d’art, céramique, sculpture, peinture, bijoux de créateurs et parfois de la photo, choisis avec goût et éclectisme par Nathalie, la galeriste. N’hésitez pas à y faire une halte !
(La galerie est ouverte du mercredi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h – plus d’info ici).


Photo : Barcelone, 2015

Exposition photo

Autour de la Revue La Piscine, retrouvez les photographies d’Alain Mouton, Philippe Castelneau et Louise Imagine qui quittent La Galerie Z’ pour une exposition à l’auditorium de la librairie Sauramps Odysseum à Montpellier.
C’est à partir du 9 mars, et jusqu’au 30 avril 2017

Autoportrait à la piscine

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Parfois, je nage en eaux troubles !

Sinon, le très beau et lumineux numéro zéro de la revue La Piscine est disponible ici.


Photo : Montpellier, devant la piscine olympique Antigone – mars 2016

Licence Creative Commons

Revue La Piscine — Le n° 0 est disponible

Ça commence comme ça, par une rencontre un soir de juillet. Parce que la maison est en travaux, et parce qu’il fait beau, nous sommes dehors, assis au bord de la piscine, entourés de cyprès. La nuit tombant, la seule lumière dont nous disposons est celle des spots aux couleurs changeantes qui éclairent l’eau par en dessous. Il y a comme de la magie dans l’air. C’est Louise, je crois, qui la première, lance l’idée d’une revue. C’est une belle soirée, et c’est une belle idée. C’est aussi, d’abord, une belle histoire d’amitié. Six mois plus tard, pari tenu : le sommaire du premier numéro de La Piscine est bouclé. Nous avons reçu 230 contributions. Les textes, les photos, les dessins qui nous ont été envoyés nous ont émus, surpris, enthousiasmés. Aucun ne nous a laissé indifférent. Seulement, plus de 200 contributions pour une revue de 72 pages, nous devions faire un choix. Les discussions, les échanges entre nous furent nombreux et passionnés, à tour de rôle, nous défendions vaillamment tel ou tel texte, telle ou telle photo : le choix a été difficile, parfois déchirant, mais c’est un choix que nous assumons.
C’est la loi du genre, certains seront déçus de ne pas figurer au sommaire de notre première livraison. Qu’ils nous pardonnent, et qu’ils se rassurent : beaucoup d’autres numéros suivront.

La Piscine, revue graphique et littéraire, est un projet éditorial dirigé par Louise Imagine, Christophe Sanchez, Alain Mouton et Philippe Castelneau
Le numéro zéro est en vente ici : http://j.mp/LaPiscineH20


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Ils sont les contributeurs du numéro 0 :

Melania Avazanto (photo)
Lidia Badal (texte)
Marilyne Bertoncini (texte)
Valérie Bilodeau (texte)
Pascal Bodin (photo)
Sophie Boisson (texte)
Isabelle Bonat-Luciani (texte)
Dominique Boudou (texte)
Emeline Bravo (texte)
Luc Comeau-Montasse (texte)
Antonin Crenn (texte)
Emmanuel Darley (texte)
Clotilde Daubert (texte)
Benoit Debuisser (photo)
Olivia Del Proposto (texte)
Hélène Desplechin (photo)
Marie Josée Desvignes (texte)
Cattina Elettroshock (photo)
Guillaume Estève (photo)
Jean Yves Fick (texte)
Virginie Gallet (texte)
Zacharie Gaudrillot-Roy (photo)
Laurent Herrou (texte)
Jalaude (texte)
Benoit Jeantet (texte)
Andre Joaquim (photo)
Carol L. (texte)
Lucien Laubert (texte)
Eloïse Lièvre (texte)
Antoine Maine (texte)
Laurent Margantin (texte)
Jean Jacques Marimbert (texte)
Edith Masson (texte)
Joseph Melin (photo)
Pierre Ménard (texte)
Sébastien Ménard (texte)
Murièle Modély (texte)
Azilys de Nowhere (texte)
FranKc Orsoni (photo)
Aliénor Oval (texte)
Nathalie Palayret (texte)
Langda Perrin (texte)
Thierry Radière (texte)
Louis Raoul (texte)
Laurie-Anne Romagne (photo)
Sophie Rousseau (linogravure)
Tom Rousselon (photo)
Alice Santini (photo)
Guillaume Siaudeau (texte)
Laurence Skivée (dessin)
Lucien Suel (texte)
Jules Sylvestre (photo)
Marlène Tissot (texte)
Thomas Vinau (texte)
Astrid Waliszek (texte)
Frida Wannerberger (dessin)

Pour acheter ce numéro : http://j.mp/LaPiscineH20

La piscine

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On dirait un poster accroché sur un mur défait. On dirait l’un de ces lieux abandonnés où l’on entre par effraction pour y faire des photos et en capturer les fantômes. On dirait une affiche oubliée, une image grandeur nature comme il y en avait avant sur les murs des salons ou la porte des chiottes, la forêt en papier peint en plein cœur de la ville qui se détache aux coins, laissant voir la colle et le mur jaune et sale. Au premier plan de l’image, les gravats, l’herbe haute, et plus bas la piscine. Plus bas, la cabane en bois qui garde son mystère. On veut voir de plus près, on s’approche et sans s’en rendre compte on a franchi l’image, on a traversé le mur sans que ça résiste, juste que ça craque sous les pieds, les gravats, les petits morceaux minuscules de tuiles rouges, le verre brisé, les éclats de béton, le sable, ça craque doucement. La lumière est plus vive aussi, qui fait plisser les yeux, le vent léger sur le visage, voilà, c’est tout, deux pas, on rouvre les yeux et on est passé de l’autre côté du miroir. À gauche, derrière les cyprès, on devine un chemin qu’on imagine envahi de nids de poule, usé par les années d’abandon, avec une vieille barrière en bois fermée par une chaine rouillée.
Au bord de la piscine, le dos collé à la cabane, on imagine possible ça qu’on avait rêvé. On en parle ensemble à voix haute. Il y a des images et il y a des textes qui viennent de ce lieu qu’on croyait vide. Les images et les textes se répondent et s’assemblent. On dirait une revue. Aussi, pour se souvenir de cet instant magique où l’on a franchi le miroir, ce moment où les rêves se sont réalisés, cette revue on l’appelle la piscine.
Et quand depuis la piscine on lève les yeux, on voit comme posée plus haut, devant les cyprès, une affiche qui dessine une maison qui prend vie.


La Piscine, revue graphique et littéraire
Sur Facebook, Twitter et Instagram, en attendant le site et l’édition papier !
Photo : septembre 2015


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notes pour moi-même

carnet photo

Les cinquante nuances de générateurs continuent de s’écrire, au rythme d’un à trois textes par jour (déjà une vingtaine en réserve), mais j’arrête pour l’instant de les publier en ligne, au moins le temps de voir où me mène ce projet.

Accords de principe reçus ces dernières semaines pour la publication de plusieurs nouvelles, mais sans doute pas avant 2016 ; il est trop tôt pour en dire plus. Des nouvelles, je commence à en avoir beaucoup, et il me faudrait prendre le temps de mettre tout ça en forme, mais le temps manque. Pour l’instant, ce sont encore des petits cailloux que je sème en chemin. Je verrais bien si je retrouve ma route ensuite !

Les enregistrements audio se poursuivent avec Lilac Flame Son. Réflexions aussi sur le format des vidéos, et déjà de courtes séquences vidéos filmées en prévision. Quelques belles choses, vraiment, sont à venir !

Mais la grande annonce du moment, c’est la création de La Piscine, revue graphique et littéraire avec Louise Imagine, Christophe Sanchez, Isabelle Pariente-Butterlin et Alain Mouton, un projet né au début de l’été et dont le premier numéro est en cours d’élaboration. Vous pouvez déjà nous retrouver sur Facebook, Twitter et Instagram, en attendant le site et la revue papier.


La rentrée littéraire est là, si jamais ça vous avait échappé, et il y a pas mal de bons livres qui vous attendent sur les tables des librairies : Bleu de travail de Thomas Vinau aux éditions La fosse aux ours, 7 de Tristan Garcia chez Gallimard, Boussole de Mathias Enard chez Actes Sud et Il était une ville de Thomas Reverdy chez Flammarion m’ont tous pas mal accroché.
Et puis il y a L’infinie Comédie de David Foster Wallace, la traduction tant attendue d’Infinite Jest, mais j’attendrais l’hiver et d’avoir terminé 2666 de Bolaño pour m’attaquer à ça (1487 pages quand même !). Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, je vous conseille vivement la lecture du très bon article de Titiou Lecoq dans Slate, Infinite Jest, la momie de Toutânkhamon de l’édition française.


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