Étiquette : projet 365

  • Femme avec enfant

    Femme avec enfant

    Dans un petit ouvrage fort sympathique que je suis en train de lire, Le livre qu’il vous faut pour réussir vos photos, Henry Carroll, l’auteur, à un moment donné écrit ceci : « on ne peut pas tout avoir et mieux vaut saisir le bon moment avec les mauvais réglages que le mauvais moment avec les bons réglages. »
    C’est à peu près ce qui m’est arrivé pour cette photo, prise dans un restaurant de Montpellier. J’étais assis quand j’ai repéré cette ouverture entre les tentures blanches, le rouge du mur qui répondait au rouge des fauteuils, et cette jeune femme qui est passée une première fois, avant de se retourner pour attraper son enfant. Je n’avais sur moi, dans la poche de ma veste, que mon téléphone, et je me suis empressé de le sortir et de viser comme je pouvais, et comme j’étais trop loin j’ai du zoomer, ce qui explique la mauvaise qualité de la photo.
    Et pourtant, en dépit de tous ses défauts techniques, c’est une photo qui me plaît beaucoup.

    Une photo par jour : 325 – Montpellier, mars 2014

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  • Wild horses

    DSC00063.jpg

    Wild Horses couldn’t drag me away…
    — Wild horses (Jagger/Richards)

    Une photo par jour : 324 – Valflaunès, mars 2014

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  • Interdiction de stationner des deux côtés

    V2

    Ça m’a amusé, ce panneau coincé entre les deux arbres. Il y avait là quelque chose d’incongru, en fonction de l’angle sous lequel on le regardait.

    Une photo par jour : 323 – Villeneuvette, mars 2014

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  • Vestige d’un temps passé

    Des heures passées, là-dedans, pour entendre une voix, un ami, une amante. Des heures, coincé à l’intérieur, quand dehors il pleuvait, à attendre de pouvoir sortir. Des heures à fouiller dans ses poches pour trouver la monnaie, les pièces à insérer pour avoir la tonalité. Des milliers de visages aperçus, derrière la vitre, qui attendent leur tour, et qu’alors enfin on a en ligne la personne qu’on appelle, si loin, on n’a pas envie de raccrocher, on veut aller jusqu’au bout du temps acheté si chèrement avec les pièces économisées. Des centaines de conversations surprises, quand nous même on attendait dehors. Des mots tendres dits tout bas qu’on entend quand même, des cris, des insultes, téléphone jeté, vitres brisées.
    Aujourd’hui tout est oublié, les lettres sur la porte en partie effacées. Il n’y a plus personne dans la cabine, et plus personne dehors à attendre. Il n’y a plus de bruit et bientôt plus personne pour se souvenir.

    Une photo par jour : 322 – Villeneuvette, mars 2014

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