Étiquette : photographie

  • Baby you can drive my car

    I got no car and it’s breaking my heart
    But I’ve found a driver and that’s a start

    Baby you can drive my car
    Yes I’m gonna be a star
    Baby you can drive my car
    And maybe I’ll love you


    Photo : Barcelone, mai 2013
    Drive my car (Lennon/McCartney)— The Beatles © SONY/ATV MUSIC PUBLISHING LLC

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  • Visiteurs devant Achille pleurant la mort de Patrocle

    Visiteurs de l’exposition Cy Twombly au centre Pompidou, devant le tableau « Achilles Mourning the Death of Patroclus ».


    Photo : Paris, mars 2017

    « Achilles Mourning the Death of Patroclus (Achille pleurant la mort de Patrocle) », 1962 – huile, mine de plomb sur toile, 259 x 302 cm – Collection Centre Pompidou, Paris

    En savoir plus sur Cy Twombly : portfolio Le Monde

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  • La canne de monsieur Claude

    Monsieur Claude est entré en coup de vent, a posé son journal, sa canne et son chapeau sur l’une des tables.
    « Vous allez bien, monsieur Claude ? »
    — Ça va, ça va, il a répondu en souriant à la jeune femme derrière son comptoir.

    Des examens qu’il a passés, il ne dit rien, ou presque. Il est bientôt 14 h, et monsieur Claude commande un plat pour deux à emporter. Cependant qu’on prépare son paquet, il picore, goûte les fromages, les jambons, les antipasti, il va d’un coin à l’autre de la vitrine réfrigérée, passe la tête dans l’arrière-boutique pour saluer la personne qui s’affaire, là derrière : monsieur Claude est un habitué. Il traine, monsieur Claude. Il parle de tout et de rien, il questionne, fait mine de s’intéresser aux détails et écoute à peine les réponses. Il éprouve le temps, c’est tout, la légèreté relative de la vie quand les minutes s’étirent, élastiques ; il repousse encore un moment le retour à la pesanteur, au vacarme du monde, aux années qui font plier les corps, la maladie qui gagne, l’immeuble deux rues plus loin qu’il faudra rejoindre malgré tout, les escaliers à grimper, madame qui ne peut plus sortir, madame qui l’attend, son cher amour malade, à qui il sourit chaque matin comme il a souri plus tôt à la jeune femme derrière la caisse, une étincelle et des larmes en plus dans les yeux, celles de l’amour fou, qui lui font mesurer, émerveillé, le trajet parcouru et s’étonner d’être là, comme au premier jour, au seuil du grand départ.


    Photo : Paris, rue Caron, mars 2017

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