il pleut | tout un été d’écriture

Tornado Alley : l’allée des tornades… la zone la plus active est la région des Grandes Plaines, entre les Rocheuses et les Appalaches. Le ciel, assombri par les nuages, pèse sur Topeka. L’entonnoir se forme à la base des cumulonimbus : un tourbillon, le cisaillement des vents dans la basse atmosphère. La nuit s’ouvre en plein jour ; un jour noir pour un monde sans espoir. Les cellules orageuses se déchaînent. Accélération du signal électrique vers les zones synaptiques : l’esprit s’ouvre à la rêverie en contemplant le ciel qui se déchire. Quand la vraie nuit rejoint enfin la part noire du jour, il faudrait s’abriter au sous-sol, mais le ciel trace une voie magique. Des choses volent qui ne devraient pas voler. L’univers se retourne. Densité absolue : pour un instant, l’âme est au diapason du monde.
Derrière la lune, dit-on, au-delà de la pluie, il y a une terre où les rêves se réalisent. Il faut attendre encore, il y a un chemin à trouver. Un pas, deux, sur la route, face aux vents violents, regarder le couvercle qui s’apprête à sauter et ce qui s’en échappera recouvrira les murs noirs d’un bleu gris beau comme un ciel d’automne sans aucun nuage. Un ciel d’automne en plein été.
Un ciel d’espoir.
I have a feeling we’re not in Kansas Anymore.


Tout un été d’écriture #8. Texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon sur le tiers-livre : « construire une ville avec des mots. » Tous les auteurs et leurs contributions à retrouver ici.
(et toujours les vidéos de François Bon sur ses chaines youtube et Vimeo).

Femme au parapluie jaune

la femme au parapluie

Montpellier, octobre 2013
Une photo par jour : #170
Très gros orage hier soir sur Montpellier. Un arrêt à un feu rouge, une femme sous la pluie qui attend résignée de pouvoir traverser. L’iPhone saisi pour un prendre un rapide cliché. Instant volé.

Licence Creative Commons

Souffle #18

la pluie

Voir s’accumuler les cumulus
Entendre gronder le ciel
S’imaginer ailleurs :
N’importe où, oui,
Mais dans tes bras

Licence Creative Commons

Souffle #9

orage_fh

Je m’abîme dans l’abîme du vide
Je chante les gloires perdues
Des dieux auxquels j’ai cru
Je chante les travers des horizons bleus
Les sanglots des prairies endormies

Image : peinture à l’huile de France Hinnekens.