Demain… La fin du monde, en feuilleton !

Demain, c’est Noël, et pour Noël, je vous offre un cadeau : un feuilleton en huit parties qui vous accompagnera jusqu’en 2018, à raison d’un épisode par jour.
Plutôt qu’un conte de Noël à la Dickens, il s’agit une histoire fantastico apocalyptique. Une histoire de fin du monde, où tout est vrai.
En l’écrivant, je pensais exagérer un peu les détails, aujourd’hui j’espère simplement que nos world leaders me laisseront le temps de publier le feuilleton jusqu’au bout ! (j’ai pris les devants, tout est automatisé, les huit épisodes seront en ligne, quoi qu’il arrive…. Souhaitons que vous puissiez les lire !)

Le pitch, emprunté à Lovecraft et tiré de l’indispensable Commonplace Book, est le suivant : une idole préhumaine trouvée dans le désert.
Je me suis plu à imaginer ce que cette découverte pourrait avoir comme conséquences sur notre civilisation, et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire.

Rendez-vous demain ici même !


Image : auteur inconnu / Source web
Le Commonplace book de Lovecraft, en version bilingue et intégrale, est publié chez Tiers Livre Éditeur.

Un conte de Noël

D’abord, je voulais écrire un conte de Noël. Mais le monde est bien triste ces temps-ci, qui n’a que la misère et l’horreur à offrir : les hommes souffrent et meurent, les bêtes souffrent et meurent de la main des hommes, la terre se meurt de notre trop-plein de souffrance.

Alors Noël… Pour qui travaille dans le commerce, les fêtes de fin d’année sont un drôle de cirque. Je me souviens d’un dessin de presse paru il y a quelques années (dont j’ai oublié l’origine et l’auteur, on me pardonnera), qui montrait un type entrant dans une librairie.

Le libraire : « vous voulez quoi ? »
Le client, visiblement agacé : « N’importe quoi, c’est pour offrir. »

La caricature me frappe encore tant elle est juste.

Parfois, dans le flux des visages crispés, contraints, pressés, de belles rencontres tout de même, des échanges brefs, trop brefs, et pourtant riches. Et puis, soudain, une image : dans l’auditorium du magasin, transformé en espace jeunesse, quatre enfants, 5 à 7 ans, pas plus, emmitouflés dans leurs écharpes et leurs blousons, couchés sur le sol, occupés à déchiffrer un livre de comptines. Ils sont seuls, sans leurs parents. Ils ne me voient pas les observer. Leurs lèvres bougent à peine tandis qu’ils cherchent à faire sens des lettres inscrites sur le papier, et voilà tout à coup leurs visages qui s’illuminent, et de leurs bouches s’élèvent un chant naïf et tendre adressé au père Noël.

On m’objectera qu’il ne faut pas mentir aux enfants quant à l’existence du père Noël ; il y avait tellement de ferveur dans ce chant fragile, tellement de magie, que je veux bien moi aussi y croire encore.
Le plus beau cadeau que ces enfants ont reçu hier soir, c’était de découvrir qu’il y avait dans les livres un monde qui pouvait prendre vie sous leurs yeux, un monde qui leur appartenait en propre. Et quand plus tard ils auront découvert que le père Noël était une fable, il leur restera la magie apprise dans les livres. Peut-être alors de ce savoir ils construiront une société meilleure.

On ne se refait pas. Je crois toujours aux mythes ; je crois, moi, aux contes et aux récits merveilleux, appris à 5 ou 7 ans dans des livres d’enfants.

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Une chance et un espoir (un conte de Noël)

Il y a, en littérature, une tradition du récit de Noël qui remonte au moyen-âge. Il s’agit alors d’édifier l’auditoire avec des histoires ayant trait à la nativité.
Dans sa forme moderne, le conte de Noël apparaît sous la plume de Dickens avec son Christmas Carol, publié en 1843 en Angleterre, à l’époque victorienne, et participe d’un retour à la célébration d’une fête un peu tombée en désuétude. C’est l’apparition, au même moment, du sapin décoré et des cartes de vœux.
Hans Christian Andersen, Alphonse Daudet ou Guy de Maupassant s’essaieront également à l’exercice.
Si la tradition s’est aujourd’hui un peu perdue chez nous, dans les pays anglo-saxons, il n’est pas rare de voir un auteur proposer à ses lecteurs, pour Noël, dans les pages d’un journal, une nouvelle ou un conte. J’ai pour ma part une affection toute particulière pour un texte de Paul Auster, le conte de Noël d’Augie Wren, publié le 25 décembre 1990 dans les pages du New York Times, et repris depuis en livre.

Une chance et un espoirParce que j’aime profondément ces récits, l’idée m’est venue d’écrire une nouvelle célébrant l’esprit de Noël. Ceux qui ont lu La grammaire du chaos y reconnaitront certains des personnages, mais elle se lit indépendamment du roman.
Elle est accessible en cliquant ici, et comme c’est Noël, elle est gratuite jusqu’à dimanche prochain.


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