Kerouac, Ginsberg, Dylan

 

Once I went to a movie
At midnight, 1940, Mice
And Men, the name of it,
The Red Block Boxcars
Rolling by (on the Screen)
Yessir
life
finally
gets
tired
of
living—

On both occasions I had wild
Face looking into lights
Of Streets where phantoms
Hastened out of sight
Into Memorial Cello Time

Kerouac — Mexico City Blues, 54th Chorus


Allen Ginsberg et Bob Dylan devant la tombe de Jack Kerouac. Ginsberg lit un extrait de Mexico City Blues, de Kerouac, recueil de poèmes écrits au Mexique sous influences : jazz be-bop et marijuana.

«… Le vieux Bill Gains habitait en bas… Je venais tous les jours avec ma marijuana et mon carnet. Bill marchait à l’opium. Je devais chercher l’opium dans les bidonvilles chez Tristessa. C’était elle notre contact. Bill était assis dans un fauteuil, dans son pijama pourpre, bougonnant à propos de la civilisation minoenne et de fouilles… Je me suis assis sur son lit et j’ai écrit ces poèmes. Et certaines de ses paroles transperçaient tout. Comme le 52e Chorus. Nous nous prélassions tout l’après-midi. Il parlait très lentement et j’ai pu tout noter. Il était content. Quand je lui ai montré ce que j’avais écrit, il s’est écrié: Oh mince! C’est bon.»

(interview tirée du recueil de Ann Charters, Kerouac le vagabond, Gallimard, «Du monde entier», 1975)