Catégorie : textes

  • Coach & Horses

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    Photo : Coach & Horse, Covent Garden, Londres, octobre 2014


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  • Covent Garden, octobre 2014

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    Photo : Boutique Dior de Covent Garden, Londres, octobre 2014


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  • Are, bure, boke

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    L’image par elle-même n’est pas une pensée. Elle ne possède pas la complétude d’un concept. Elle n’est pas non plus un code interchangeable comme l’est le langage. Pourtant, sa matérialité irréversible — ce morceau de réalité qui est figée par l’appareil-photo — constitue l’envers de la langue, et pour cette raison, parfois, il stimule le monde du langage et des concepts.
    Lorsque cela se produit, la langue, figée et conceptualisée, se transcende, se transformant en un nouveau langage, et donc une nouvelle pensée.

    À ce moment singulier — maintenant — la langue perd sa base matérielle — elle perd sa réalité — et dérive dans l’espace, et nous autres photographes devons aller saisir avec nos propres yeux ces fragments de réalité qui ne peuvent être captés par le langage courant, nous devons activement produire ce matériau qui s’oppose au langage et à la pensée.

    En dépit de quelques réserves, c’est pour cela que nous avons donné en sous-titre à PROVOKE : « matériaux provocants pour la pensée. »
    (Nakahira & Taki 1968 | Manifeste PROVOKE)

    En 1961, le photographe William Klein est invité à faire un reportage à Tokyo. Son séjour est là-bas fortement médiatisé, et son style, qui se joue des règles, influence toute une génération de photographes.
    C’est la naissance du style « are, bure, boke » (brut, bougé, sans mise au point), qui s’illustre particulièrement dans les trois numéros de la revue PROVOKE, publiée à partir de 1968.


    Plus d’infos sur PROVOKE ici. Sur le voyage de Klein à Tokyo, on se réfèrera au très beau numéro 29 de la revue Polka et au site de la galerie éponyme.


    photo : Mèze, mars 2015.


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  • The Monochrome Set

    Sur le quai

    Gare TGV

    En ce moment, je photographie en noir et blanc. C’est-à-dire que lorsque je fais mes photos, je les visualise mentalement ainsi. De même, j’ai réglé l’écran de mon Sony pour un affichage monochrome, et j’ai paramétré Lightroom pour appliquer une conversion en N & B à l’importation.
    Le noir et blanc n’est pas une possibilité, envisagée après coup, c’est un choix délibéré, fait en amont. Et ça change, je crois, ma façon de photographier.

    Ces derniers temps, aussi, je ne photographie plus qu’en mode Manuel (j’ai aussi désactivé l’autofocus), non pas parce que j’estime tout à coup que c’est la seule façon qui vaille, mais parce que c’est la plus formatrice. Mais je vais vous confier un secret : c’est d’une facilité enfantine. Mais c’est peut-être aussi parce que pour mon projet de livre sur la photo, je potasse pas mal de vieux manuels d’appareils argentiques et qu’on y trouve des explications d’une simplicité confondante, dont feraient bien de s’inspirer tous ceux qui rédigent les manuels d’aujourd’hui.

    Depuis quelques années déjà, je suis le blog David Bosman, avec qui je partage certains centres d’intérêt. J’aime surtout sa façon de voir et de dire les choses, sans prétention aucune, avec sincérité et souvent avec une petite touche d’humour bienvenue. Ces temps-ci, David a pas mal réfléchi à sa pratique de la photographie de rue, et ce qu’il dit ici, ou l’exemple de Thomas Leuthard qu’il donne , m’ont beaucoup fait réfléchir à mon tour.
    C’est après l’avoir lu que j’ai fait ces photos, au plus près de mon sujet, naturellement et sans hésitation, et bien sûr, comme j’étais parfaitement à l’aise, personne ne m’a prêté attention.


    photo : Roissy-Charles-de-Gaulle, mars 2015.


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