

Il me semblait même que mes yeux me sortaient de la tête comme s’ils étaient érectiles à force d’horreur. — Georges Bataille
Photo : Street art et affiches, Séville, 2014


Il me semblait même que mes yeux me sortaient de la tête comme s’ils étaient érectiles à force d’horreur. — Georges Bataille
Photo : Street art et affiches, Séville, 2014

Il a neigé samedi. OK, il a neigé à peu près partout en France, et j’imagine que dans pas mal d’endroits ailleurs aussi. Seulement, ici, il neigeait auparavant une fois tous les 3 ou 4 ans, et plutôt en février. Personnellement, j’adore la neige et j’adore l’hiver, seulement je ne peux m’empêcher de penser que tout ça à un petit air de fin du monde. Comme le dit Anémone dans une interview ce we : « c’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite (…) C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »
Vous me direz, Anémone est actrice, pas scientifique, mais elle met le doigt sur quelque chose qui me travaille depuis un petit moment, et que nous sommes sans doute nombreux à ressentir. Il neige, et nous regardons, émerveillés, la neige tomber, mais nous savons que quelque chose ne tourne plus rond.
Mais allez, laissons de côté notre ethnocentrisme, et finissons sur une note optimiste : l’humanité peut disparaître, ça ne signifie pas la fin du monde (enfin, pas tout de suite) !
J’ai pris la photo ci-dessus cet été. Je la publie ici pour rappeler à ceux qui craignent le froid qu’après l’hiver vient le printemps.
Ou pas…

Jeune femme devant une oeuvre de Gilles Coulon, réalisée dans le cadre de son projet Extime ou l’intime exposé.
Photo : Sète, festival ImageSingulières, mai 2017