
L’infolettre du mois d’août est en ligne. Réflexions sur l’écriture et la photographie. On la retrouve ici 👉 Rien Que Du Bruit #79

L’infolettre du mois d’août est en ligne. Réflexions sur l’écriture et la photographie. On la retrouve ici 👉 Rien Que Du Bruit #79




Reprendre la main
Noter sur un carnet
L’éphémère quotidien
Envie d’Italie. Envie d’évasion. Je pose là ces trois photos de San Remo, en souvenir de ce moment déjà loin.
Plusieurs jours que je note mentalement des choses, sans avoir de carnet sous la main. J’ai un téléphone dans ma poche, avec des applis de prise de notes, mais ça ne va pas. Des jours que je regrette de n’avoir pas toujours l’appareil photo avec moi. Le téléphone fait aussi des photos, ça n’est pas celles-là que je veux.
Écrire à la main, je peux le faire sans baisser les yeux. L’image avec l’appareil photo, elle est tout entière dans mon œil. Je suis alors absolument présent au monde, dictant à la main qui écrit ou déclenche. Et tant pis si la photo est floue, tant pis si je n’arrive pas toujours à me relire. L’émotion, elle, reste.
J’ai rechargé la batterie du Ricoh, et glissé le carnet dans mon sac. Prêt pour tout ça, qui se présente sans prévenir, et viendra nourrir les livres. En attendant l’Italie.



Sunday morning brings the dawn in
It’s just a restless feeling by my side
Early dawning, Sunday morning
It’s just the wasted years so close behind (Lou Reed)
Dimanche matin. Non pas à l’aube, mais assez tôt tout de même. Des opportunités de photos loupées la veille, l’appareil pas à portée et les mains déjà prises. Alors cette fois, en route pour l’auditorium du musée Fabre, une lecture organisée par Occitanie Livres & Lectures et Autours des auteurs, j’avais l’œil aux aguets et le doigt sur le déclencheur.
En chemin, pour ne pas laisser place au trac, je me concentrais tout entier sur la photo, dont les deux ci-dessus. L’air était doux, préfigurant une journée qui le serait tout autant.
Nous étions 6 à lire des extraits de nos livres, accompagnés au handpan par Laurent Sastre. Allez, hop, quand c’est son tour, on se lance, porté par la musique. Laurent était parfait, j’étais au mieux que je pouvais espérer l’être. Pas si mal, en définitive : tout au long de la journée, sur le salon de la Comédie du Livre, j’ai croisé des personnes qui étaient présentes à la lecture le matin, qui m’ont fait des retours bienveillants.
Dimanche prochain, si vous êtes par là, je serai tout la journée en dédicace au salon du livre et des arts de Claret, dans l’Hérault.
Et dimanche 2 juin, au salon du livre « Boutonnet-cité des arts », de 10 h à 18 h, sur le parvis de la Cité des Arts à Montpellier.

En apprenant la mort de Paul Auster il y a quelques jours, j’ai aussitôt repensé à ce livre, Le Diable par la queue, que j’avais lu… aux environs de la trentaine, mon mariage battait de l’aile, je n’avais rien publié et j’étais également accablé de problèmes d’argent. Évidemment, je m’y suis projeté, et j’y ai trouvé la force de garder foi, malgré tout, en ma bonne étoile. Un jour viendrait… qui est venu, finalement, une dizaine d’années plus tard.
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