



Balade à pied dans la campagne. S’échapper du bruit du monde. Prendre le temps, simplement ça.

Comme nous sommes aujourd’hui. Meurtris. Usés. Rouillés.
L’avenir semblait radieux, pourtant, le monde une promesse.
Et si le monde nous a été livré, nous avons vu son vrai visage. Un monde impitoyable, où on ne retient pas les coups.
Notre jeunesse a passé. Le temps a laissé ses marques. Nos blessures sont nombreuses, profondes, mais nous nous dressons encore. Meurtris, oui. Usés, certes. Sonnés, peut-être, mais prêts à en découdre. Encore debout, et pour l’heure, invaincus.

J’écris sur l’amour du point de vue du rêve, de magnifiques petits mondes perdus dans un bain de vapeur, un oeil toujours sur la mélodie et l’autre tenant à distance une humeur maussade
ton corps cristallise des fragments de solitudes
tu sembles incroyablement calme, pourtant,
les nuits comme celle-ci
une promesse dans les moments d’incertitude
un torrent d’émotions nous embrase,
passions aux éclats mystérieux,
nous sommes tous un peu meurtris par la vie
mais le bruit à l’intérieur de nos têtes se noie dans la perte de soi