Auteur : Philippe Castelneau

  • Un roi ?

    Un roi ?

    Street art, Perpignan, septembre 2022, sans lien avec l’actualité (mais qui sait..)

  • Emmanuel Villin — La fugue thérémine (éditions Asphalte)

    Voilà un livre comme on les aime : érudit, drôle et jamais ennuyeux. Un récit dans l’esprit des biographies romancées d’Echenoz (un modèle), dont Emmanuel Villin, avec un style qui n’appartient qu’à lui, sait habilement se démarquer.
    Ce roman, c’est l’histoire d’un ingénieur russe, Léon Thérémine, timide et fantasque inventeur en 1919, du premier instrument électronique, le thérémine.
    Lenine, impressionné par l’engin, en commande 600 exemplaires et envoie son créateur en tournée en Europe et aux États-Unis, avec pour mission de convaincre le monde de la supériorité du génie soviétique.
    Mais l’époque n’est pas propice aux inventeurs fantasques et notre Léon, dépassé par le succès, fidèle à ses idéaux communistes et pourtant incapable de résister au charme de l’Amérique, est rapatrié manu militari en Russie. Il est enfermé dans un camp plusieurs années, puis plus ou moins réhabilité, consacre le reste de sa vie à élaborer divers outils d’espionnage forts appréciés de sa hiérarchie.
    Un livre à l’écriture enlevée, mordante, qui nous entraine sans temps morts de Moscou à New York, de la Sibérie à la Californie… et jusque sur la lune !

    *L’éthérophone, bientôt rebaptisé thérémine, est un boîtier équipé de deux antennes émettant un champ électromagnétique qui, sous l’effet des variations de l’air provoquées par les mouvements des mains du musicien, génère des notes éthérées. (D’abord associé à la musique contemporaine, il connaîtra un regain de popularité en devenant indissociable des bandes sons des films de SF des années 50 et 60 : pensez par exemple au générique de Star Trek !)


  • Jeu de lumière

    Jeu de lumière

    Non, il ne s’agit pas d’une fuite de lumière liée à un défaut de mon matériel, mais d’un jeu avec un bout de verre épais, sale, trouvé par terre et placé devant l’objectif.

    Bref, plutôt que d’écrire, je m’amuse avec mes chats et mon appareil photo (mais j’écris aussi, hein ! Ça avance même bien en ce moment…)

  • Nature morte, plante vivace

    Nature morte, plante vivace

    J’éprouve une joie immense à voir la nature reprendre le dessus chaque fois qu’elle le peut, s’infiltrant à travers le béton, les interstices des murs, l’asphalte de nos trottoirs surchauffés, se dressant contre l’adversité, et toujours tournée vers la lumière.