Poésie des déchets

La photo est trompeuse, elle embellit ce qui parfois révolte.
Dans le petit village, la rue principale conduit à un chemin de terre qui longe une vieille bâtisse. Au bout, un dénivelé sur quelques mètres, et après la nature qui redevient sauvage. Là, invisible sauf à s’avancer jusqu’au bout du sentier, on a jeté, comme on jetterait par la fenêtre d’en face, les objets du quotidien devenus hors d’usage. Une théière ébréchée, des boîtes de conserve rouillées, des bouteilles vides, un hippopotame bleu. Sur quelques mètres, du métal, du plastique et du verre.
Une minuscule décharge à ciel ouvert, et le village juste avant presque trop propre, cachant bien son secret.

Une photo par jour : 307 – mars 2014 / projet 52 – épisode 16

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