Étiquette : San Remo

  • San Remo dans un carnet

    San Remo dans un carnet

    San Remo, avril 2024 © Philippe Castelneau
    San Remo, avril 2024 © Philippe Castelneau
    San Remo, avril 2024 © Philippe Castelneau

    Reprendre la main
    Noter sur un carnet
    L’éphémère quotidien

    Envie d’Italie. Envie d’évasion. Je pose là ces trois photos de San Remo, en souvenir de ce moment déjà loin.

    Plusieurs jours que je note mentalement des choses, sans avoir de carnet sous la main. J’ai un téléphone dans ma poche, avec des applis de prise de notes, mais ça ne va pas. Des jours que je regrette de n’avoir pas toujours l’appareil photo avec moi. Le téléphone fait aussi des photos, ça n’est pas celles-là que je veux.

    Écrire à la main, je peux le faire sans baisser les yeux. L’image avec l’appareil photo, elle est tout entière dans mon œil. Je suis alors absolument présent au monde, dictant à la main qui écrit ou déclenche. Et tant pis si la photo est floue, tant pis si je n’arrive pas toujours à me relire. L’émotion, elle, reste.

    J’ai rechargé la batterie du Ricoh, et glissé le carnet dans mon sac. Prêt pour tout ça, qui se présente sans prévenir, et viendra nourrir les livres. En attendant l’Italie.

  • Nel Blu Dipinto Di Blu (street photo)

    Nel Blu Dipinto Di Blu (street photo)

    De passage à San Remo la semaine dernière, j’ai profité de l’occasion pour faire quelque photos de rue. En voici quatre.

  • l’éternelle Italie

    San Remo, mai 2018
  • Abécédaire des villes : la légende de San Remo

    Le 26 janvier 1967, tu meurs seul, Luigi, dans l’effroi de l’écume d’une chanson retrouvée à terre.
    Les paupières closes, je sens toujours sur moi tes doigts d’argile, tes mains gauches d’amant sacrifié. Je voudrais conjurer le passé. La bave aux lèvres, je voudrais t’aimer encore, remonter la nuit jusqu’à toi, le revolver posé sur la table, te retrouver vivant et t’accompagner jusqu’à l’aube.
    Je ne sais pas quoi faire, comprends-tu, de ta mort inutile sous la voûte pavée de tes intentions absurdes. J’étouffe de la triste aumône de l’explication retenue. J’ai l’amertume en bouquet de roses fanées. Mon amour est mort et la justice passe sans bruit, un pas de côté sans rien voir. Le ciel se tait dans le soir de ta vie et mon cœur s’éteint, assassiné d’une balle qui ne lui était pas destinée.


    Photo : San Remo, octobre 2015

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