Étiquette : noir & blanc

  • La noche en Barcelona

    Barcelona

    Retour de Barcelone. Deux jours pour marcher dans la ville, chercher (en vain) à se perdre dans le Barri Gótic. Faire le vide. Déguster des tapas. Montrer Gaudi aux enfants. Faire des photos. Au détour d’une rue, la nuit, capturer l’instant furtif. Hasard objectif ?


    photo : Barcelone, février 2015.


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  • L’exposition

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    expo Siskind 2

    Très belle exposition Aaron Siskind au Pavillon populaire de Montpellier, jusqu’au 22 février. L’occasion aussi de faire quelques photos, avec le téléphone cette fois.

    À propos d’Aaron Siskind et de l’exposition : Figure majeure de la photographie américaine, mais trop souvent contournée, Aaron Siskind (1903-1991) voit l’importance de son œuvre se déployer enfin dans une exposition monographique exhaustive, la première depuis plus de 30 ans, constituée de près de 250 tirages originaux, conçue et organisée par le Pavillon Populaire, en collaboration avec les archives Siskind (Center for Creative Photography, Tucson) et la Aaron Siskind Foundation de New York.


    photos : Montpellier, Pavillon populaire, février 2015


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  • Une nuit à l’opéra

    night at the opera


    photo : Opéra de Montpellier, février 2015.


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  • Fenêtre sur cour

    fenêtre sur cour

    Sonné, voilà. On est sonné, KO debout.
    On sait qu’il faudrait publier quelque chose, écrire, mais écrire quoi ? Écrire au moins pour soi, parce qu’on est vivant ; même si on ne sait pas quoi ni pourquoi, écrire quand même. Dans les premières heures, on ne peut pas, mais les jours qui suivent, oui, les mots viennent, les mots coulent même assez bien. On est surpris d’écrire un texte qui résonne, au moins pour soi, un texte qui n’a presque rien à voir avec ce qui vient de se passer.

    Ce texte, on ne le montre pas. Pas maintenant. On voudrait qu’il soit lu, mais pas aujourd’hui. On le voudrait détaché de l’immédiate actualité, et il est bien trop tôt pour ça.
    Il rejoint les autres textes qui s’accumulent, classés dans l’ordinateur, dans des fichiers qui font des ensembles qui eux-mêmes s’organisent peu à peu. Ils grossissent, aussi on espère qu’ils feront bientôt des livres. On l’espère, parce que les livres sont notre dernier refuge : « O Dieu ! Je pourrais être enfermé dans une coquille de noix et me regarder comme le roi d’un espace infini, si je n’avais pas de mauvais rêves » dit Hamlet. Un livre nous libère de nos mauvais rêves, un livre est une coquille de noix qui contient l’espace infini.

    Les mauvais rêves, sans doute qu’ils sont venus visiter Françoise Renaud au lendemain des inondations qui, en septembre dernier, ont détruit son village, et en partie sa maison. Elle en a fait un livre, un texte émouvant et beau qu’on peut lui acheter directement (pour la contacter, c’est ici. Vous pouvez aussi l’acheter en ligne). Le livre coûte 10 €, port inclus, et, nous dit-elle « les petits bénéfices engendrés par cette parution seront consacrés à la restauration du mur de soutènement de mon jardin et aux plantations printanières ».

    Lire et écrire, planter et restaurer, être solidaires, ensemble, pour réussir à se relever. Arriver à se détacher de la fenêtre qui donne sur la cour et sortir dans la rue, marcher comme avant, retrouver ses amis, dans l’insouciance et les rires : espérer bientôt retrouver la couleur.


    photo : Montpellier, janvier 2015.


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