
La nuit, la rue s’invite avec ses fantômes dans la librairie.
Photo : La vitrine de la librairie Taschen, rue de Buci, à Paris, un soir de septembre 2016.


La nuit, la rue s’invite avec ses fantômes dans la librairie.
Photo : La vitrine de la librairie Taschen, rue de Buci, à Paris, un soir de septembre 2016.


Photo : un soir, devant la vitrine de la Librairie des femmes — Antoinette Fouque — 35, rue Jacob, Paris, septembre 2016.

Hier, en fin d’après-midi, une vieille dame rentre dans la librairie avec son petit-fils et tout sourire, quelque peu excitée, s’avance vers moi.
Très fière, elle me dit : « Bonjour Monsieur, mon petit-fils voudrait un livre, et j’aimerai le lui offrir. Le titre c’est : réussir ses études. »
Le gamin, une douzaine d’années tout au plus, se tourne alors vers elle : « Mais non, mamie, le titre c’est : réussir sur YouTube ! »

Toujours, dans une ville, je visite les librairies. Ce que j’aime, c’est ça : le contraste, les ambiances, le voyage intérieur qui se dessine dès la porte franchie.
Si la librairie est un bateau, alors le Taschen store, c’est un yacht Riva ancré dans le port de Saint-Tropez, cuivres lustrés et sièges en cuir. The Abbey Bookshop, c’est un vieux cargo bourlinguant sur des mers agitées, le Karaboudjan du Crabe aux pinces d’or ou le Pachacamac des Sept boules de crystal.
Le Taschen Store, j’y suis resté le temps d’une photo. The Abbey Bookshop, j’y ai acheté un livre et pris un café avec la libraire et le proprio. Deux ambiances…
Photos : Taschen Store, 2 Rue de Buci, 75006 Paris / The Abbey Bookshop, 29 Rue de la Parcheminerie, 75005 Paris — juillet 2014