De l’Internet, du web et des réseaux sociaux

De même que l’on confond trop souvent le web avec Internet, on confond aujourd’hui les réseaux sociaux et le web, abandonnant chaque jour un peu plus la promesse utopique des débuts, au profit d’un idéal ultra libéral aveugle et froid.
Désœuvrés, nous nous laissons mettre au poignet des montres connectées qui sondent nos corps et nous emprisonnent et, tout en réclamant notre droit à la liberté, nous installons dans nos salons des appareils-espions qui enregistrent jusqu’aux plus intimes de nos conversations, avec la seule promesse, terrifiante, d’un jour devancer nos désirs.
Ce jour-là venu — demain, déjà —, nous ne saurons même plus si nos achats compulsifs correspondent réellement à des pulsions sincères à venir ou à une simple manipulation de nos cellules responsives.
Gavés malgré nous comme des oies malades, transformés en rat de laboratoire, il ne nous restera plus qu’à attendre, terrifiés, de mourir, sans plus de libre arbitre, condamnés à une insatisfaction permanente savamment orchestrée par d’artificielles intelligences insensibles à notre condition humaine, programmées pour nous abreuver d’un flux continu de médiocrité.


Photo : usine en friche, Longueville.

Tu as pris l’internet cette semaine ?

Je lisais un article en ligne ce matin, et je suis tombé sur cette phrase : « If you’ve been on the internet this week… »
Nous, nous disons familièrement : « si tu as été sur internet cette semaine… », mais les anglophones disent « si tu as été sur l’internet… », comme ils diraient « If you’ve been on the train this week », soit : « si tu as pris le train cette semaine ».
Et sans doute que c’est comme ça qu’il faudrait voir désormais internet, comme une sorte de transport en commun, un lieu tiers impersonnel, où l’on croise des visages plus ou moins familiers — rarement des proches —, et qui nous accompagnent le temps d’un trajet, que ce trajet soit dans l’espace ou le temps.
Un trajet, mais en aucun cas une destination.


Source image : https://www2.telegeography.com/global-internet-map

50 Nuances de Générateur : le dispositif

(…) le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie.
— Marshall McLuhan

Qu’est-ce que le numérique change à notre façon d’écrire ? Si les outils influent sur l’oeuvre, existe-t-il une littérature proprement numérique, qui se différencierait de l’écriture mécanique (machine à écrire), elle-même distincte de l’écriture manuscrite ?
Certainement, les contraintes diffèrent, et l’auteur qui écrit sur ordinateur n’a plus à se soucier que de la batterie de sa machine et de la sauvegarde de son texte. Il n’est plus contraint par le papier et l’encre. Il n’est plus contraint par les horaires d’ouverture et la richesse du fonds des bibliothèques auxquelles il a accès pour sa documentation : il a, en permanence, internet à sa disposition. Cela suffit-il à changer l’orientation de son texte ? Proust aurait-il écrit différemment La Recherche — aurait-il même écrit La Recherche ? — s’il avait disposé d’un ordinateur et de Google ou de Qwant ?

Marcel Proust — À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU : les manuscrits de la Madeleine
Marcel Proust — À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU : les manuscrits dits de la Madeleine

On parle de réalité virtuelle ou augmentée. De quoi s’agit-il dans le cas qui nous préoccupe ? Littérature augmentée, c’est-à-dire enrichie, ou littérature virtuelle, dans le sens d’ersatz ?
Plus sérieusement, peut-on parler de littérature numérique, comme on dit art numérique ?

En définitive, je ne sais pas si écrire « en numérique » change le texte, mais je crois qu’il est possible de créer une oeuvre littéraire originale authentiquement numérique, c’est-à-dire une oeuvre qui ne se conçoit pas autrement qu’en recourant aux outils numériques.

C’est ce à quoi je me suis attelé avec mon projet 50 nuances de générateur.

E.L. James a écrit ses 50 shades of Grey d’abord comme une fan-fiction s’inspirant des personnages de la saga Twilight, qu’elle a publiée sur son blog. Anna Todd, avec After, a fait elle aussi une fan fiction, cette fois autour d’un des membres du groupe One Direction, qu’elle a rédigée sur son smartphone, et publiée sur Watpad. Dans les deux cas, le succès fut considérable. La qualité littéraire, sans faire insulte aux nombreux lecteurs et aux deux auteurs, n’était pas l’enjeu de ces textes. Surtout, ils ont donné naissance à un genre à part entière, la « new romance ». Un genre extrêmement codifié, à mille lieues de toutes exigences créatives et reposant sur l’accumulation de clichés (1). À tel point que Lisa Wray, une développeuse américaine, a eu l’idée d’écrire un programme informatique générant des textes parodiques, à la manière de 50 nuances de Grey.

Le concept m’a plu, et j’ai voulu le pousser plus loin. Ainsi, j’avais accès à des textes, en anglais, « écrits » par une machine. Que se passait-il si je demandais à Google de les traduire en français ? Que devenait cette traduction, si après je la faisais mouliner dans une machine à fabriquer des cut-up ? Pouvais-je enfin me réapproprier les mots, tordre en quelque sorte le texte, et y réinjecter de la littérature ? C’est tout l’objet de mon travail.

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Il restait ensuite à trouver les moyens de sa diffusion : un site web sur lequel le texte est publié par épisodes, à raison d’un ou deux par semaine, et un livre qui en reprend la totalité, les deux disponibles simultanément. L’oeuvre se produit, en même temps qu’elle est déjà produite.

Le site est accessible à tous, gratuitement.
Le livre — volontairement produit là encore par un procédé numérique — est vendu 10€, frais de port inclus.
L’ensemble, que j’aimerai indissociable, forme un « dispositif », au sens où on l’entend d’une installation artistique.


Notes :
(1) comme le souligne très justement Camille Emmanuelle dans son livre Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, aux Éditions Les Échappés.

— Pour consulter le site dédié, c’est ici.

— Pour acheter dès aujourd’hui le livre reprenant les 50 textes, il suffit de cliquer .


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Approche du dialogue

Après quelques semaines, j’ai repris la route, Rouyn-Neranda, Timmins, avant de passer la frontière et rejoindre Duluth, Minnesota où j’arrivais de nuit. Quelque chose là, dehors, aurait pu m’avaler écrivit Dylan qui a grandi ici. Deux ou trois jours encore, et je repartais en stop. Une Honda Prelude au moins aussi vieille que moi s’arrêta pour me prendre. Nous roulâmes à travers les zones froides sur des routes enneigées, et une fois les banalités d’usages échangées, nous sommes restés longtemps sans rien dire, nous laissant bercer par la musique et les voix des DJ des radios locales. À un moment, le gars à la radio a dit un truc. Un truc profond, je veux dire, même si je ne saurais pas dire quoi maintenant. Le genre de truc qui t’accompagne quand tu roules de nuit sur l’autoroute, tu vois ce que je veux dire ? Un truc qui autrement paraîtrait anodin, mais qui à ce moment précis sonna comme une révélation. Sans rien dire, le type au volant a sorti un paquet de clopes de sa poche et d’un geste m’en a proposé une, que j’ai refusée. Il en a allumé une pour lui, et quand le DJ a eu fini son discours, il a poussé un long soupir. Je l’ai regardé, et j’ai repensé aux raisons qui m’avaient poussé sur la route. On trimballe tous nos morts, j’ai dit. On marche sur les traces de ceux qui étaient là avant nous, mais ça ne fonctionne pas. Chacun doit tracer son propre chemin et creuser dans le vide qu’on a en soi. Creuser jusqu’à la douleur pour essayer d’en sortir quelque chose qui fait sens, tu crois pas ?
Il m’a regardé bizarrement du coin de l’œil et il n’a rien dit. Je sais pas de quoi tu parles, il a fait, après quelques minutes. La vie, c’est juste un truc qui t’arrive et qui finit mal. Ensuite, chacun s’est calé dans son siège et on a roulé longtemps sans rien dire.

À un moment, il a éteint la radio et il s’est mis à parler. Un jour, j’ai dansé avec une femme sur une chanson magnifique : Unchained melody des Righteous Brothers. Tu connais sûrement ; un morceau produit par Phil Spector, tu vois ? Tout le monde connaît cette chanson. J’ai dit à la femme que je l’aimais, et elle, elle a mal compris, elle a cru que je parlais d’elle. Elle s’est serrée contre moi, et elle m’a dit : tu m’aimes ? Alors, épouse-moi, et crois-le ou non, c’est ce que j’ai fait.
Il tira longuement sur sa cigarette. L’essence du rock, tu piges ? C’est ça qui m’avait retourné le cerveau. Ce truc qu’il y a derrière la musique, comme une lave incandescente souterraine. Je saurais pas le définir mieux. Tu peux chanter une bluette et ça sera quand même du rock. Il y a des choses très douces qui portent en elles des révolutions. Il regardait fixement la route. Je voyais son profil dans l’ombre se découper à intervalles réguliers dans la lumière des phares des voitures que nous croisions. Quand c’est apparu, le rock, les gens disaient que c’était la musique du diable. Personnellement, je ne crois pas. Si tu veux mon avis, c’est même le contraire. Il y a longtemps qu’ici le diable a pris le pouvoir, avec la seule arme qu’il ait jamais possédée : le fric. Mais avec ça, il a réduit le monde en esclavage. On est tous à sa botte. Toi, moi, les types qui nous gouvernent. Le monde entier, asservi. Il soupira. Dehors, la nuit était totale, le ciel était dégagé, un tapis d’étoiles nous recouvrait. On dit que le monde est bien fait, que chaque chose est à sa place. Mais l’ordre n’est pas l’œuvre de Dieu, ça non. Regarde la nature : c’est le désordre qui mène la danse. Nous, on est comme morts.
Il n’avait pas dit trois mots du voyage et maintenant qu’il était lancé rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Il ressortit son paquet de clopes. Toujours pas ? Il fit, en l’agitant dans ma direction, avant de le glisser à nouveau dans sa poche. La musique du diable, hein ? Foutaises : le rock, c’est la musique des anges. Seulement, vois-tu, les anges finissent par déchoir aussi. Personne ne peut affronter seul le chaos, personne. Heureusement pour nous, il y a toujours quelqu’un pour prendre la relève. La flamme est ténue, mais elle brûle encore, tu peux me croire. Il tira sur sa clope, souffla la fumée sur la vitre.

Et la femme ? j’ai dit.
Il ne répondit pas. Peut-être avais-je seulement pensé ma question sans la formuler à voix haute. Peut-être que je m’étais endormi. Peut-être que je rêvais. Je rêvais sans doute. Il y avait longtemps que nous ne parlions plus. Le chemin plutôt que la destination : c’était ma martingale, jusque là, mais après l’avoir écouté, je réalisais que c’était de la bouillie de hipsters. Des excuses pour ne rien faire. Tu vas me dire, il faut avoir un but, une idée fixe, et c’est vrai, on apprend en chemin, mais merde, c’est la révolte qui doit nous guider ; il faut qu’à la fin on ait renversé quelques tables, allumé quelques feux, non ? Sinon autant crever tout de suite, tu crois pas ?

À un moment, le trafic s’est accéléré. Ou c’est nous qui roulions plus vite. Le profil de mon compagnon sortait de l’ombre à intervalles de plus en plus rapprochés. Effet stroboscopique. Je n’arrivais plus à détacher mon regard de lui. Qu’est-ce qu’il y a ? Il a dit. Rien, j’ai fait. Enfin, il alluma une cigarette et heureusement, le jour se leva.
Le paysage défilait à ma fenêtre, partiellement caché par le givre déposé sur la vitre. Le ciel était bleu et sans nuages. Nous arrivions au Nebraska.


Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture proposé par François Bon sur le tiers-livre. Vidéo explicative ici, sur la chaîne youtube de François Bon.

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L’auteur n’est plus disponible, il se cherche une nouvelle forme

Depuis un an environ, Coline Pierré et Martin Page ont lancé monstrograph, qui propose à la vente des objets faits maison, ainsi que quelques livres que nos deux auteurs ont choisi d’éditer eux-mêmes : titres épuisés, essais, textes courts. Il y a quelques semaines, François Bon à son tour a lancé Tiers-Livre Éditeur : plus d’une dizaine de titres sont déjà disponibles. Thierry Crouzet lui, vient de récupérer les droits de plusieurs de ses livres qu’il entend désormais proposer seul. Ainsi, qui chercherait à acquérir La mécanique du texte, en allant sur son blog tomberait sur cette mention : « Le texte n’est plus disponible, il se cherche une nouvelle forme. » Il me semble que sa formulation peut facilement s’appliquer à l’auteur du XXIe siècle.

Nous assistons depuis dix ans à un changement en profondeur du livre que presque tous nous feignons d’ignorer. Le marché du livre, comme on l’appelle, s’est modifié en profondeur, et pas comme on pouvait l’imaginer ou le craindre : fragilisées par la vente en ligne et le développement des chaines en périphérie des villes, les librairies indépendantes s’accrochent pourtant, et les ouvertures sont aujourd’hui plus nombreuses que les dépôts de bilan ; les grands groupes d’éditions fusionnent à tour de bras et réalisent trop tard qu’ils ont des pieds d’argile qui supportent mal leur nouveau poids, quand les petits éditeurs qu’on croyait disparus réapparaissent et font des succès de librairie qu’on n’espérait plus (ainsi, des éditions Finitude, Monsieur Toussaint L’Ouverture, ou encore Gallmeister).

Le livre numérique n’a pas été le fossoyeur, ni des librairies ni de la littérature, comme certains se plaisaient à l’annoncer. Simple support (au même titre que le poche), mais qui cristallisa en son temps toutes les craintes et sur lequel on déversa des tombereaux d’injures, il fut la poutre dans l’œil qui cacha à tous la montée en puissance vertigineuse du numérique, aujourd’hui établi bien au-delà du point de bascule. L’impression à la demande, par exemple, est rentrée dans les usages : savez-vous que la plupart des livres de fonds proposés en librairie, une fois le tirage initial épuisé, sont imprimés par ce biais ?
Les auteurs indés, ainsi qu’ils aiment à se dénommer, n’ont plus peur de revendiquer le statut d’auteur autoédité, et pour un nombre croissant, l’auto-édition est un choix assumé. Leurs livres, bien souvent, sont en bonne place sur les tables des libraires qui, sans trop se faire prier, acceptent de les prendre en dépôt.

C’est qu’au cœur de cette révolution, c’est l’auteur qui souffre le plus du changement de paradigmes actuellement à l’œuvre. Et pourtant, il est, peut-être, celui qui a le plus a y gagner.


Qu’en est-il désormais de la « littérature » et de sa dissolution ? De l’écriture dont on parle en somme toujours trop ? Du texte en général ? Du déchiffrement ? Qu’en est-il de l’histoire, du sujet, de la représentation — catégories soumises à un démembrement dont le langage s’est fait le porteur actif ? Qu’en est-il du signe, du sens, de la langue ? (…) Que devient la bibliothèque et le rapport ébranlé entre « œuvre », « auteur », « lecteur » ? Quelle scène se creuse dans le mouvement de ce travail obstiné, rongeur, mais qui règle déjà son autre côté retourné ? Quelle action ? Quels déplacements ? Quelle politique ?

On pourrait croire ce texte écrit à l’aune des changements dont je parle. Il est extrait de la quatrième de couverture d’un livre que j’ai acheté chez Emmaüs l’autre jour, imprimé en décembre 1968 : Tel Quel, Théorie d’ensemble (un impressionnant recueil de textes de Foucault, Barthes, Derrida, Kristeva, Ricardou, Roche, Sollers et j’en passe).

La réflexion menée par les auteurs sur leur statut et le statut de leurs écrits ne date pas d’hier, on le sait. Simplement, avec l’Internet et les outils numériques désormais accessibles pour rien, ils ont aujourd’hui à leur disposition des moyens dont ils n’auraient même pas rêvé en 1968, ni même 10 ans en arrière. Reste à trouver la formule qui leur permettra d’en tirer des revenus suffisants.
Les exemples cités en introduction sont des pistes à suivre de près. Monstrograph, Tiers-livre éditeur : c’est là peut-être, dans cet entre-deux, ce libre choix par l’auteur de passer ou non par un éditeur, en fonction du contenu de son livre, que se trouve une des solutions. Une démarche joyeuse et porteuse d’espérance et de liberté, qui n’est pas sans rapport avec le punk de la fin des années 70 et l’émergence du Do It Yourself porté en étendard.

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Enfin, au cœur de ce dispositif, Internet permet à l’auteur un échange direct avec ses lecteurs, par le biais de son site Internet, de son blog et/ou des réseaux sociaux. Depuis une dizaine d’années, les musiciens se sont servis de ces outils (je pense à Arctic Monkeys et plus encore aux Libertines), il serait temps que les écrivains y recourent plus souvent. L’écrit, après tout, est leur moyen d’expression premier.

Chacun trouvera la forme qui lui convient le mieux. Warren Ellis, auteur anglais très présent sur Internet depuis la nuit du web, s’exprime aujourd’hui principalement par le biais de sa newsletter hebdomadaire, informative, passionnante et drôle. Thierry Crouzet, sur un rythme mensuel, propose à ses lecteurs de recevoir dans leurs boites mails, un journal du mois écoulé, en complément de ses billets sur son blog. François Bon multiplie les vidéos sur YouTube : « la vidéo est une simplification du geste cinématographique, mais c’est cette simplification même qui la rend virale et nous permet cette appropriation individuelle qui la transforme en outil pour dire le réel, en outil d’écriture », écrit-il.

Comment l’auteur aujourd’hui doit-il appréhender l’Internet ? Est-ce pour lui un support ? Une vitrine ? Un journal ? Un lieu où il propose des suppléments aux lecteurs, comme on trouve des scènes coupées dans les bonus des DVD ?
À chacun sa réponse. La seule certitude, c’est qu’il devient de plus en plus difficile de faire sans.


Addenda :
François Bon propose sur son site un article bilan sur le premier mois d’activité de Tiers Livres Éditeur, et c’est aussi pour lui l’occasion de poser, comme il dit, « quelques réflexions sur la douce révolution en cours. » Une lecture indispensable pour qui s’intéresse au sujet.

Le livre de Thierry Crouzet, La mécanique du texte, est à nouveau disponible ICI.

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