Non, il ne s’agit pas d’une fuite de lumière liée à un défaut de mon matériel, mais d’un jeu avec un bout de verre épais, sale, trouvé par terre et placé devant l’objectif.
Bref, plutôt que d’écrire, je m’amuse avec mes chats et mon appareil photo (mais j’écris aussi, hein ! Ça avance même bien en ce moment…)
J’éprouve une joie immense à voir la nature reprendre le dessus chaque fois qu’elle le peut, s’infiltrant à travers le béton, les interstices des murs, l’asphalte de nos trottoirs surchauffés, se dressant contre l’adversité, et toujours tournée vers la lumière.
La rue s’est transformée,
Elle est un rêve que je fais éveillé,
Un rêve de rencontres et de corps enserrés
Un ange passe comme une ombre, porté par le vent du soir.
Est-ce l’amour, ou bien la mort qui vient ?
Toujours, l’homme tremble d’un amour panique
Lui qui croyait ne plus rien éprouver
Ma couronne est trop lourde, je l’ai tressée d’épines
J’ai construit des châteaux de cartes,
Bâti des villes sur des sables mouvants
Je donnerais mon royaume pour un instant de calme
Je suis trop plein de mots, de tristesse et d’angoisses
Je voudrais des baisers, des poèmes
Et ce sont des larmes qui viennent
Mon cœur crève et se déverse en tempêtes
Je suis comme un noyé bercé par les flots déchainés
L’océan est vaste qui me retient d’échouer
Et voilà que je danse sur les vagues teintées d’orage,
Le monde enfin à ma façon :
Il fait jour à minuit sur mon astre lointain.
En définitive, les photos que j’aime prendre sont des photos de nuit, en ville. Je traque les sources de lumières nécessaires à l’exposition de la photo, et cette lumière, le plus souvent, apporte avec elle la couleur.
Mon SONY plein format fêtera dans quelques mois ses dix ans, et il n’est pas l’appareil le plus adapté aux conditions de nuit. Pourtant, il est comme un ami fidèle qui m’accompagne dans mes sorties, complice et prêt à relever les défis. Et tant pis si après coup le résultat s’avère loupé, il me reste toujours le plaisir ressenti au moment de la prise de vue.