Catégorie : journal

  • Une photo par jour : #50

    chats

    Sortir. Parce que c’est dimanche. Parce qu’il fait beau. Parce qu’au village à côté, il y a « les journées de la préhistoire » et que la préhistoire, ça plait toujours aux enfants. On fait pourtant vite le tour, deux adultes grimés, maquillage et peaux de bêtes, tellement pris à leur jeu qu’ils en sont inquiétants, le dolmen construit par des types en marcel, une hutte gauloise anachronique, un tailleur de silex en jean, et un stand où le gars s’excuse par avance de ce qu’il y a là à voir n’est pas à lui, mais à son fils de 9 ans, et c’est un véritable cabinet de curiosité : planches d’insectes séchés et épinglés, crânes et ossements en tous genres, un canard et une fouine empaillés, hérissons et chauve-souris séchés, et dans des bocaux d’alcool, un rat, une souris et des yeux de requins. Il n’en a tué aucun, hein, mon fils, précise quand même le père, mais dès qu’on trouve un cadavre on l’appelle, il adore ça. Drôle de passion morbide pour un gamin de 9 ans, on est loin de la préhistoire, et en terme de pathologie, je ne sais pas.

    Après, on décide de faire une balade en remontant dans le village, et on s’arrête plusieurs fois en route pour prendre quelques photos, moi avec mon Sony, ma fille avec son téléphone et le plus jeune de mes garçons avec sa console de jeu.
    Et puis il y a la maison haute, le poulailler devant, le vieux tracteur dans la remise, et tout en haut de l’escalier, cachés, pas deux, ni trois, mais quatre chats qui nous observent. Je les fixe avec mon appareil, l’un reste caché, et je veux faire le tour, je grimpe les marches doucement pour les photographier de plus prêt, mais ils m’entendent, et en dépit de toutes mes précautions pour surtout ne pas les déranger, en voilà un qui se sauve, alors je redescends, et mon fils qui en crève d’envie me demande s’il peut monter les prendre en photo lui aussi, avec sa Nintendo qui créée des clichés en 3D, et je lui dis oui, comment lui résister, et il grimpe, mais tous les chats détalent entre ses jambes et il n’a même pas le temps de déclencher qu’ils sont déjà tous partis.

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  • Une photo par jour : #48

    reflets

    Dans la rue, à Barcelone, cette vitrine avec cette silhouette suspendue. L’image est belle, le soldat en position du lotus comme un oxymore, et le noir et blanc et l’image à plat qui contrastent avec à la vie qui partout autour explose de mille éclats et brille de mille facettes. Alors, se poser là, devant, et en vitesse cadrer et déclencher, pour se rendre compte ensuite qu’on est soit même dans la vitrine, et voir son image dans l’image. Superposition imprévue, autoportrait caché, réflexion sur soi plutôt que simple reflet.

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  • Adiós Barcelona

    En retour de Barcelone où j’ai passé quatre jours intenses, il me reste à trier près de 1700 photos, recopier des passages de mon journal de voyage, reprendre le texte écrit sur mon iPhone pour le projet 52, et le blog repartira de plus belle !

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  • Variation sur le même t’aime

    chat

    Pour continuer à paraphraser Gainsbourg : « ça vous a plu, hein, vous en d’mandez encore ! »

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