
On presse le bouton presque par hasard et le miracle se produit. (Sergio Larrain, 1960)
Photo : Montpellier, mars 2016

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On presse le bouton presque par hasard et le miracle se produit. (Sergio Larrain, 1960)
Photo : Montpellier, mars 2016

Comme j’écrivais mes larmes une à une, les poches vides et les poings crevés, du sang coula sur la page. La difficulté initiale résidait dans le silence. L’aventure s’entreprend la nuit : la nuit, tout est mouvement.

Parfois, je nage en eaux troubles !
Sinon, le très beau et lumineux numéro zéro de la revue La Piscine est disponible ici.
Photo : Montpellier, devant la piscine olympique Antigone – mars 2016


Le monde conventionnel est un paravent, il faut en sortir — quand on photographie.
Sergio Larrain, lettre à Sebastian Donoso, son neveu, 1982
La lune qui se reflète en cristaux argentiques sur papier souple photosensible est le signal de la duperie standardisée. Le renoncement facile à la sincérité m’assaille parfois en demi-teintes, mais je résiste au danger invisible. Je pèse les choses et les rends égales. Je suis celui qui demeure dans un état d’abandon. L’attente n’est pas un espoir vide, et les temps ne sont pas encore accomplis. Les contours sensibles de l’exposition sont stables, c’est la dominante rêvée qui augmente en densité. Il y a une constante à la persévérance : dans le combat, c’est la composante principale de la lumière.
La réussite calme équilibre le destin. On ne peut tout atteindre d’un seul coup, voilà le seul secret.